Poules urbaines permises à Cowansville: c'est pour bientôt!


Publié le 11 février 2017

Les propriétaires de résidences unifamiliales à Cowansville pourront bientôt élever des poules.

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MUNICIPAL. L'élevage de poules en pleine ville pourrait dès cet été être permis à Cowansville.

La Ville a fait un important pas en ce sens lors de la dernière séance du conseil municipal, alors que le règlement qui régira la possession de poules franchissait l'étape de l'avis de motion. Il sera adopté au cours d'une séance subséquente, possiblement en avril ou en mai.

Une série de critères viendront encadrer cette pratique, sujette à l'obtention d'un permis. Un maximum de trois poules pourra caqueter dans chaque enclos, tandis que les coqs seront interdits.   

Seules les propriétaires de maisons unifamiliales isolées pourront bénéficier de cette nouvelle mesure. Sont donc exclus les occupants de jumelés, duplex et autres appartements. «On souhaitait que les poulaillers urbains se retrouvent sur des superficies de terrain adéquates», explique Olivier Ricard, le directeur de l'aménagement urbain et de l'environnement.

D'autres consignes touchent la superficie (10 m2), la qualité, la présence d'un pondoir, le choix de matériau du revêtement extérieur et la distance à respecter en ce qui a trait au poulailler.

[L'élevage de poules urbaines], ça va dans le même sens que les tendances en agriculture urbaine, l'autosuffisance et la proximité de la nourriture. Ça peut également servir dans un volet éducatif auprès des jeunes.» Olivier Ricard, directeur de l'aménagement urbain et de l'environnement à Cowansville.

L'isolation, pour ceux qui souhaitent les conserver l'hiver, est aussi à considérer, tout comme les questions d'hygiène et de santé animalière. Les poules ne pourront être gardées en cage et devront être âgée de plus de quatre mois.    

L'élevage de poules en ville embrasse une mouvance de plus en plus prisée par les municipalités, où fusent les nombreuses demandes de citoyens. «Ça va dans le même sens que les tendances en agriculture urbaine, l'autosuffisance et la proximité de la nourriture. Ça peut également servir dans un volet éducatif auprès des jeunes», fait savoir le directeur.    

Depuis avril 2016

Il y a un peu moins d'un an que la Ville se penche sur ce dossier, en réponse aux pressions d'un groupe de citoyens.

Un comité étudiant la question avait alors été formé. Une journée porte ouverte s'était aussi tenue l'été dernier.

Pour concocter son projet de règlement, la Ville s'est également largement inspirée du travail du stagiaire en urbanisme Michael Mauron. Ce dernier a recensé tout ce qui se faisait dans diverses villes québécoises, et même jusqu'à l'autre bout du pays, à Vancouver.

«Il a par la suite été en mesure de faire un projet de règlement calqué sur l'expérience des autres villes. On s'est basé là-dessus pour faire quelque chose qui, selon nous, est très bien adapté», termine Olivier Ricard.