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La Fondation BMP débloque 4,5 M$ additionnels pour l'hôpital

Réaménagement de trois cliniques


Publié le 18 avril 2017

Julie Gagné, responsable de la clinique externe, Dr Stéphane Tremblay, DG ajoint en santé physique, Dre Shireen Sirhan, hémato-oncologue, Lola Landes, DG de la Fondation BMP, Dr Étienne Leclerc, orthopédiste, Mario Lagimonière, président de la Fondation BMP et Johanne Turgeon, PDG adjointe au CIUSSS de l'Estrie – CHUS.

©Photo: TC Media – Claude Hébert

SANTÉ. Le CIUSSS de l'Estrie – CHUS investira 6 M$ en 2017-2018 au centre hospitalier de Cowansville pour la modernisation de trois unités de soins. La Fondation BMP fournira 75 % des fonds nécessaires à la réalisation de ces projets.

À une époque où l'État doit prioriser certains projets d'investissement au détriment des autres en raison d'un manque de fonds, tout permet de croire que l'engagement financier de la Fondation de l'hôpital Brome-Missisquoi-Perkins a pesé lourd dans la balance.

«L'argent versé par les citoyens, les associations et les corporations de Brome-Missisquoi est bel et bien réinvesti au centre hospitalier de Cowansville. Les rumeurs voulant qu'une partie des dons reçus par la Fondation BMP prenne la direction du bureau régional de Sherbrooke ne sont aucunement fondées.»

Mario Lagimonière, président de la Fondation BMP

«Notre organisation a accepté de sortir de son cadre habituel et d'aller de l'avant avec une mise de fonds substantielle. Bien que nous ayons déjà réinvesti plus de 27 M$ en un peu moins d'un quart de siècle, l'investissement annoncé aujourd'hui est le plus  important de l'histoire de notre organisation à ce jour», indique le président de la Fondation BMP, Mario Lagimonière.

Selon ce dernier, les administrateurs du réseau régional de la santé ont par ailleurs usé de stratégie en acceptant de scinder en trois parties un projet déjà approuvé par la Fondation BMP depuis 2013-2014.

«On gagne ainsi un temps précieux, car il nous sera possible de réaliser en deux ans ce qui aurait normalement exigé un délai de quatre à cinq ans», ajoute M. Lagimonière.

Oncologie

Les investissements annoncés permettront notamment de relocaliser la clinique d'oncologie du rez-de-chaussée au troisième étage de l'hôpital.

«Nous aurons accès à des locaux plus vastes dès le début de 2018 pour les traitements de chimiothérapie et les soins de support. L'agrandissement projeté permettra de traiter davantage de patients dans un environnement plus calme, chaleureux et reposant. On sera également en mesure d'offrir plus d'intimité et de confidentialité aux usagers», signale Dre Shireen Sirhan, hémato-oncologue.

Cette dernière rappelle que la demande pour les traitements en oncologie est en hausse constante.

«Nous avons dispensé 399 traitements de plus l'an dernière et les cas sont de plus en plus complexes», précise-t-elle.

Orthopédie

Le docteur Étienne Leclerc ajoute que le projet de relocalisation de la clinique d'orthopédie du sous-sol au rez-de-chaussée, à proximité de services connexes tels que l'imagerie médicale, facilitera par ailleurs la vie à cette clientèle à mobilité réduite.

«Ce projet, dont on entend parler depuis fort longtemps, se concrétisera au début de 2019. Ça va améliorer la fluidité du parcours du patient», affirme-t-il.

Dr Leclerc rappelle que l'équipe de la clinique d'orthopédie a doublé en cinq ans et que le département souffre aujourd'hui d'un important manque d'espace. Certaines salles communes séparées par de simples rideaux  feront bientôt place à des locaux fermés.

La clinique d'orthopédie a reçu 12 000 visites au cours de la dernière année.

Clinique externe

La phase 1 du projet de modernisation de la clinique externe de chirurgie a déjà permis de réaménager les locaux utilisés pour les consultations pré et post chirurgie.

La réalisation de la phase 2, à l'automne 2017, permettra d'aménager des salles spécifiques pour les interventions mineures et endoscopiques (les coloscopies par exemple).

Ce projet contribuera également à une hausse du volume de chirurgies sous anesthésie générale au bloc opératoire.

«On note une hausse des activités de l'ordre de 43 % dans notre département», précise la chef de service, Julie Gagné.