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Les propriétaires du Cercle des Cantons inquiets des visés du promoteur


Publié le 4 juillet 2017

Suzanne Perreault devrait obtenir le comité de suivi qu’elle réclame selon la réponse offerte par la mairesse Quinlan.

©Ugo Giguère

LITIGE. Plusieurs copropriétaires des premières phases de développement du Cercle des Cantons ont monopolisé la période de questions du conseil municipal de Bromont lundi soir. Ils s’inquiètent des nouveaux plans du nouveau promoteur qui sont bien loin des promesses de départ.

Par Ugo Giguère

L’entrepreneur en construction Medican, établi en Colombie-Britannique et spécialisé en développement en montagne, a choisi Bromont pour y créer un milieu de vie intégré. Malheureusement, l’entreprise a dû se mettre à l’abri de ses créanciers en 2010 puis déclarer faillite en 2015.

Ces déboires financiers ont fait en sorte que le développement du Cercle des Cantons est passé aux mains de nouveaux promoteurs. C’est le Groupe Lobato qui a repris aujourd’hui le projet et les nouveaux plans déposés ont été rejetés par la Ville de Bromont. Ce refus n’a toutefois pas apaisé les craintes des copropriétaires.

Suzanne Perreault, copropriétaire d’une unité de la phase II, a adressé une longue lettre aux élus. «Je pense qu’il serait souhaitable de mettre sur pied un comité de consultation de suivi composé de deux représentants de la Ville, d’un représentant des copropriétaires et d’un représentant du promoteur», a-t-elle demandé.

Comme ses voisins, elle s’inquiète des visés de «développement de banlieue» que démontrent les plans de la phase V. Plus de bâtiments, plus de rues et des stationnements extérieurs tout le contraire du plan d’aménagement intégré vendu à l’origine du projet.

«Le promoteur s’engageait à préserver un minimum de 30 % du couvert boisé existant et à déployer ses meilleurs efforts pour conserver 50 % dudit couvert», a rappelé Mme Perreault. Il désirait «offrir un style de vie plutôt que seulement une unité d’habitation», a-t-elle ajouté.
Ses voisins ont renchéri en insistant sur de nombreux constats qui semblent aller à l’encontre des règles d’urbanisme.

Message reçu
La mairesse Pauline Quinlan a assuré les citoyens que leur message a été entendu. «Il serait très intéressant d’avoir une rencontre avec les copropriétaires et le promoteur», a-t-elle fait savoir. Les élus ont justement eu l’occasion de s’entretenir avec le promoteur José Lobato. Une rencontre «franche et honnête», a décrit Mme Quinlan.

Elle a confirmé que les plans de la prochaine phase ont été rejetés parce qu’ils ne correspondent pas aux plans d’origine. Les copropriétaires espèrent, de leur côté, pouvoir «faire comprendre à M. Lobato qu’il n’est pas seulement question de sa poche, mais d’un milieu de vie. Lui, il va s’en aller et c’est nous qui allons rester avec le problème», a conclu Suzanne Perreault.