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Entente sur les loisirs avec Granby: Cowansville nage à contre-courant… pour une seule année


Publié le 6 juillet 2017

Cowansville accepte de défrayer la moitié de la hausse de la carte loisirs de Granby pour cette année, une mesure qui touche une trentaine de citoyens, dont des adeptes de soccer intérieur.

©TC Media - archives

MUNICIPAL. Contrairement à plusieurs autres municipalités, Cowansville entend se plier à la hausse du coût de la carte loisirs de Granby, mais pour l'année en cours seulement.    

Puisque l'augmentation décrétée par Granby survient à ce moment-ci de l'année, Cowansville souhaite l'éponger, ce qui représente une trentaine de dollars.

«On accepte l'entente, dans la mesure où on veut qu'elle soit d'un an plutôt que cinq. C'est notre réponse», fait valoir le maire Arthur Fauteux.

Selon le scénario envisagé par Granby, la hausse, échelonnée sur trois ans, doit mener à un tarif de 131 $ en 2019-2020, le même que déboursent les Granbyens. Il en coûtait jusqu'à maintenant 32 $ pour détenir une carte loisirs de la ville voisine; ce montant grimpera à 65 $ pour l'année qui vient, puis à 98 $ en 2018-2019.

L'entente de cinq ans élimine la charge supplémentaire de 50 % imposée aux non-résidents. Les nouveaux prix doivent entrer en vigueur le 31 juillet, juste à temps pour les inscriptions en août.   

Cette annonce touche une trentaine de Cowansvillois, dont ceux qui s'adonnent au soccer intérieur. La contribution de la Ville vise à atténuer la hausse subite du tarif, note le maire. «Même s'ils sont peu nombreux, on ne voulait pas surprendre nos citoyens qui avaient planifié leurs activités, relève le maire. Pour les quatre autres années, le principe de l'utilisateur-payeur pourra s'appliquer.»  

Pas question de facturer le prix coûtant

Même si Cowansville n'envisage pas d'utiliser l'approche de l'utilisateur-payeur, le maire Fauteux dit comprendre, jusqu'à un certain point, la position de Granby.    

«Si on chargeait le coûtant, il y aurait certaines clientèles que nous ne rejoindrions pas et on ne pourrait le supporter tout seul. Mais, pour en gérer un, c'est dispendieux un service de loisirs.»   

Début juin, Granby avait décidé de revoir la tarification imposée aux 23 municipalités qui empruntent ses installations. Bromont, Farnham, Saint-Alphonse-de-Granby et Roxton Pond, notamment, ont jusqu'à maintenant refusé d'apposer leur nom au bas de la nouvelle entente, tout en se montrant ouverts au dialogue.

Six ententes

Pour toute la palette de loisirs, Cowansville a des ententes avec six de ses voisines, d'après un système instauré il y a six ans. Celles-ci, souligne le maire, ne facturent pas aux autres municipalités ce que le contribuable de Cowansville doit payer.        

Saint-Alphonse-de-Granby a approché Cowansville pour l'accès au centre aquatique et à la bibliothèque Gabrielle-Giroux-Bertrand. La décision de Granby pourrait-elle mener d'autres municipalités environnantes à faire de même? C'est peu probable, d'après le maire. «Pour la bibliothèque, ça va, mais en ce qui a trait au centre aquatique, nous sommes déjà en surpopulation. Nous avons de la difficulté à desservir notre monde et les villes [Bromont et Lac-Brome, entre autres] avec qui nous avons des ententes.»