Sections

La Brasserie Dunham en pleine effervescence

Des investissements totalisant 2,5 M$ d'ici mai prochain


Publié le 9 août 2017

Sébastien Gagnon, l'un des fondateurs de la Brasserie Dunham, devant les foudres de chêne reçus la semaine dernière. L'enseigne de la rue Principale vient également d'ouvrir une première boutique.

©TC Media - Ghyslain Forcier

DUNHAM. Brasserie Dunham poursuit sur sa lancée et consolide sa place parmi les microbrasseries québécoises. Avec un investissement évalué à 2,5 M$, la liste des projets s'allonge, marquée par l'ouverture récente d'une boutique, l'acquisition de deux immenses foudres de chêne et une offre en hébergement. 

Ayant vu le jour en 2011, Brasserie Dunham accentue sa présence dans les festivals dédiés au précieux liquide. 40 personnes y travaillent, tandis qu'elle propose, au gré des saisons, une centaine de produits.

L'augmentation de la capacité de production semble impérative pour la marque de bière à la couronne; on envisage même de la doubler d'ici un an et demi ou deux. Ce serait alors un million de litres qui sortiraient des installations de la rue Principale. «On manque cruellement d'espace, nous n'aurons pas le choix d'agrandir l'an prochain», confirme le fondateur et copropriétaire de la Brasserie Dunham, Sébastien Gagnon.

Autre équipement qui nécessitera de l'espace, une canneuse, dont l'arrivée est prévue pour l'hiver prochain et qui permettra aux bières aromatiques d'être vendues dans ce format à l'été 2018.

Question notamment de diversifier l'offre, Sébastien Gagnon s'est personnellement porté acquéreur du bâtiment du Relais de la Diligence le printemps dernier, autrefois connu comme l'hôtel Seely, avec l'intention d'y redonner ses lettres de noblesse. «Le Relais de la Diligence fait partie des plus beaux patrimoines bâtis à Dunham. L'idée, c'est de faire revivre le lieu», souligne Sébastien Gagnon.

C'est à la suite d'une collaboration avec Martin Delisle, l'un des fondateurs de Kabin, que le troisième étage accueillera à nouveau les passants. «Ils ont l'expertise, la plateforme, les contacts et sont déjà bien établis à Sutton. C'est un match parfait pour nous», mentionne Sébastien Gagnon.   

Sébastien Gagnon, fondateur de la Brasserie Dunham.
TC Media - Ghyslain Forcier

Des nuitées maltées
L'offre, que l'on veut avant tout versatile, s'articule autour de six chambres, une de style bunk bed «pour ceux qui passent et ne croyaient pas devoir s'arrêter», quatre de moyenne gamme, «avec salle de bain complète», précise Sébastien Gagnon, et une plus haut de gamme. «On souhaite que les gens passent plus de temps ici, qu'ils aillent voir ce qui se passe dans le village, qu'ils visitent des vignobles», poursuit-il.

Outre l'ouverture d'une boutique de 400 pi2 où la jeune marque vend ses bières et autres marchandises, une bonne partie de l'espace brasserie a été réaménagé. «On a voulu faire en sorte que ce soit à aire ouverte, avec porte de garage sur le côté, un peu comme ce qui se voit aux États-Unis. Il y a des produits exclusifs, du personnel prêt à accueillir la clientèle pour faire goûter les bières. Ça vient grandement bonifier l'expérience», fait valoir Sébastien Gagnon.      

Foudres de chêne
La semaine dernière, deux foudres de chênes de conception française, d'immenses barriques pouvant contenir chacun 10 000 litres de liquide, acquises d'une microbrasserie californienne, Sante Adairius, se sont fait une niche parmi les installations dunhamiennes. «Nous allons y mettre des bases de bières de saisons, que nous laisserons vieillir entre huit et 12 mois. Nous allons ensuite nous en servir pour faire nos assemblages, avec les barriques que nous possédons déjà. Il y aura toujours deux bases de bière de saison différentes, légèrement acidulées. Pour notre programme de vieillissement en barrique, ça fera une énorme différence», analyse M. Gagnon.