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Bromont: la mairesse Quinlan part la tête haute


Publié le 3 octobre 2017

Fidèle à son habitude, la mairesse Quinlan a pris le temps de saluer des citoyens lors de sa dernière séance régulière tenue le 2 octobre. La salle était d'ailleurs pleine à craquer.

©(Photos: TC Media-Nicolas Racine)

MUNICIPAL. Après 19 années à la mairie et 442 séances régulières présidées, la mairesse de Bromont, Pauline Quinlan, a officiellement tiré sa révérence lundi soir, habitée par le sentiment du devoir accompli et la fierté inébranlable d'avoir servi ses concitoyens.

Âgée de 72 ans, Pauline Quinlan a été enseignante, conseillère pédagogique et directrice d'école avant d'être élue mairesse de Bromont en 1998.
(Photos: TC Media-Nicolas Racine)

L'élue s'est d'abord vue confier la mairie lors des élections de 1998 et n'a pas été délogée de son siège lors des cinq suffrages suivants. L'ambiance était on ne peut plus différente et le conseil avait alors «mauvaise presse», se rappelle-t-elle. La politicienne se félicite d'ailleurs d'être parvenue à rassembler les troupes à une époque où les partis pris étaient rois. C'est d'ailleurs  ce qui constitue à son avis son plus beau legs.

«Un des premiers gestes que j'ai posés avec les élus en 1998 a été d'adopter un code d'éthique. On était parmi les premières villes à le faire», se souvient la mairesse.

Si bien de l'eau a coulé sur les ponts depuis, celle qui avait déjà à son actif une carrière de 35 ans dans le domaine de l'éducation est fière que Bromont ait conservé son autonomie lors de la vague de fusions municipales du début des années 2000. Mme Quinlan se dit également heureuse de la concrétisation du transfert de la ville vers la MRC Brome-Missisquoi, officialisé en 2010.

Et c'est pas fini…

Si la politicienne tourne la page sur sa longue aventure en politique active, elle a encore du pain sur la planche pour quelques mois. Approchée par le ministre fédéral des Transports Marc Garneau en avril dernier, elle siège toujours sur le comité de révision de la Loi sur la sécurité ferroviaire. En effet, son mandat au sein de ce panel chargé d'émettre des recommandations en la manière ne prendra fin que le premier mai prochain. «Je suis encore très impliquée. D'ailleurs, dans les jours qui viennent, je me rendrai à Halifax, puis à Calgary et à Toronto pour tenir des tables rondes de consultation», explique-t-elle.

Une place convoitée et du temps de qualité

Celle qui rechaussera sous peu ses souliers de simple citoyenne prône la démocratie et est ravie de constater que sa succession est convoitée, alors qu'une course à trois est en cours à la mairie de Bromont en vue des prochaines municipales. «Je pense que ce sera fort intéressant de regarder, pour chacun de ces candidats, quelle est leur vision, quel est leur programme, ce qu'ils proposent à la population et comment le passé sera garant de l'avenir», estime-t-elle.

Mère de quatre enfants et grand-mère dix fois, l'élue compte désormais se consacrer à ses proches. «Mon mari est très impatient que je reste enfin à la maison et on a beaucoup, beaucoup de beaux projets!», s'exclame-t-elle en riant. Des voyages avec ce dernier ainsi que la décoration de sa résidence sont les autres points composant l'ordre du jour de la retraite de la septuagénaire.

Notons qu'un vibrant hommage a été livré à la mairesse sortante le 21 septembre dernier à l'occasion d'une soirée de reconnaissance organisée par la Fondation du maire de Bromont. Par ailleurs, de nombreux citoyens ont profité de la dernière séance publique de lundi pour témoigner de leur gratitude envers cette grande dame.