Confiseries et limonade pour l'ouverture du Centre Main dans la main

Ghyslain Forcier ghyslain.forcier@tc.tc
Publié le 16 juin 2014

PÉDIATRIE SOCIALE. Après plusieurs mois d'efforts, le moment des réjouissances et des sucreries était venu, alors qu'était officiellement lancé le centre de pédiatrie sociale Main dans la main en fin d'après-midi lundi à Cowansville. Pour l'occasion, une grande fête familiale était organisée. Petits gâteaux, bonbons, mais également limonade étaient vendus sur place. Une façon pour le centre d'amasser des fonds qui aideront à mettre sur pied des programmes qu'il entend offrir.

Le stationnement du centre fourmillait de petits et grands, venus participer aux activités offertes à la sortie des classes. Au grand bonheur de ceux qui ont imaginé cette fête. «J'aime beaucoup la réponse des gens. Ça représente beaucoup de choses pour nous, de voir les enfants ici. C'est pour eux la fête d'aujourd'hui. Et c'est bon de sentir la reconnaissance, de montrer qu'on existe et qu'on est là», se réjouit Dre Anne Rouleau, directrice clinique du centre Main dans la main.     

C'est donc l'aboutissement de plusieurs mois de travail, alors que le conseil d'administration du centre a été formé il y a environ un an. L'idée avait au départ germé dans l'esprit d'Ysabelle Proulx, l'instigatrice du projet, alors que celle-ci assistait à une formation donnée par la Fondation du Dr Julien.

Situés à l'intérieur de la maison Nesbitt, sur la rue du Sud à Cowansville, les locaux accueillent des enfants qui sont en situation de vulnérabilité, âgés entre 0 et 14 ans. Non seulement souhaite-t-on susciter un certain éveil aux arts chez eux, mais aussi d'utiliser ces activités dans le but de régler certaines impasses familiales. Le fonctionnement est calqué sur le modèle de pédiatrie sociale en communauté du Dr Julien. Celui-ci inspire, outre celui qui s'installe à Cowansville, une quinzaine de centres partout au Québec, toujours avec la mission de venir en aide aux enfants en difficulté.

Les activités cliniques du centre —suivi par des médecins et travailleurs sociaux entre autres— débutaient en février dernier. Mais il reste encore beaucoup à faire, puisque les responsables s'activent à mettre en place le programme d'activités de stimulation. Des intervenants bénévoles vont agir en ce sens en offrant des séances de zoothérapie et d'art-thérapie notamment. «On veut que pour la rentrée scolaire ce soit déjà commencé avec une ou deux activités», souhaite Dre Rouleau.

On en profitait par la même occasion pour dévoiler les couleurs du nouveau centre. Un concours avait été lancé dans des écoles de la région, et parmi les 250 dessins reçus, c'est celui de Kevin Marcotte, un élève de cinquième année de l'école Sainte-Thérèse, qui a été retenu. Grâce aux talents d'infographiste de Daphné Saint-Germain, de Massey-Vanier, son dessin a été converti en logo pour l'organisme.