Courir 60 «milles» pour la sclérose en plaques

Ghyslain Forcier ghyslain.forcier@tc.tc
Publié le 15 septembre 2016

Martin Bergeron a décidé de courir 100 km pour contribuer à la recherche sur la sclérose en plaques, dont sa sœur est atteinte.

©TC Media - Ghyslain Forcier

COMMUNAUTÉ. Martin Bergeron se prépare pour un défi de taille. Quelque part dans la nuit du 14 au 15 octobre, le Cowansvillois franchira à la course quelques-uns des 100 kilomètres qui séparent L'Étape et Laterrière, à la sortie du parc des Laurentides, près de Chicoutimi, pour amasser des fonds pour la recherche sur la sclérose en plaques.

Ce n'est pas la première fois que Martin Bergeron récolte des dons en ce sens, lui dont la sœur et un ami vivent avec cette maladie.

Cette année toutefois, il se cherchait un défi personnel. «Mon ami atteint de la sclérose en plaques, qui a le même âge que moi, a fait un Ironman. J'ai trouvé ça tellement courageux de sa part, j'étais franchement impressionné par cet exploit. Je me suis dit que je pouvais faire quelque chose d'aussi bien. Sauf que je ne sais pas nager!» raconte-t-il. 

Bergeron ne se retrouvera pas en terre étrangère. Saguenéen d'origine, il s'y est rendu à maintes reprises au fil des ans.

De ces nombreux allers-retours a jailli l'idée de faire une partie du trajet en enfilant ses chaussures de course. En octobre dernier, voilà qu'il se mettait à l'entraînement de course à pied, sans s'imposer de distance à parcourir, sans pression.   

L'itinéraire de son défi se terminera chez sa sœur Diane à Laterrière, qui l'accueillera à bras ouverts.    

«Elle était très impressionnée et très heureuse quand je lui ai annoncé mon défi. Ç'a mis un petit soleil dans son quotidien, puisqu'elle traverse une période difficile sur le plan de la santé, souligne Bergeron. Elle va être en pensée avec moi tout au long du défi.» 

Courir la nuit

Ne court pas près de 100 km qui veut. Sans compter sur l'aide d'un entraîneur, Martin Bergeron effectue quatre sorties par semaines à un rythme rapide, totalisant entre 60 et 70 km.

«Je n'ai jamais entamé de grandes courses comme celle-là, mais j'ai toujours été sportif, et en relative bonne santé», relate Bergeron, tout en soutenant avoir augmenté la cadence au cours des derniers mois. 

Il s'élancera vers 20h en soirée le 14 octobre, en bordure de la 175, suivi par une voiture sur les quatre clignotants dans laquelle prendront place ses frères. «Ce sera beaucoup plus frais, et je suis plus à l'aise dans ces conditions.»

Il espère arriver à destination le 15, en après-midi, mais sans s'en faire avec le chrono. «La pression que je me mets, c'est de réussir le parcours. Je sais que ce sera difficile, je m'en vais un peu vers l'inconnu. Je connais le parcours, mais le courir, c'est autre chose.»

Le coureur au bras tatoué    

Le Cowansvillois s'est fixé comme objectif d'amasser 1000 $, remis à la Société canadienne de la sclérose en plaques. D'ici à ce qu'il entame son défi, toute forme de support moral est la bienvenue.

«Les gens peuvent m'encourager de quelconque façon le soir, s'ils me croisent à l'entraînement dans la rue. Je suis facilement reconnaissable, j'ai un bras tatoué au complet. Ça me fera plaisir de leur répondre!»

Pour faire un don: en personne ou au www.amafaconsp.ca, en cliquant sur faire un don et en inscrivant «Martin Bergeron» dans la section «Chercher un participant».