Greffe de moelle osseuse: Alexis Dover Martin récupère bien

Atteint d'une leucémie


Publié le 31 mars 2017

Alexis Dover Martin, que l'on aperçoit lors de son séjour à la maison montréalaise Jacques-Cantin, a repris des forces dernièrement.

©Gracieuseté

COMMUNAUTÉ. Malgré les petites luttes du quotidien, les nouvelles sont encourageantes pour Alexis Dover Martin, ce jeune Cowansvillois qui subissait il y a bientôt trois mois une greffe de moelle osseuse, rendue possible grâce au don de son frère Olivier.  

Alexis se retrouve plus souvent à la maison au cours des derniers jours, entouré des siens. Il ne doit faire qu'une seule visite par semaine à l'hôpital Maisonneuve-Rosemont pour le suivi. Une ressource du CLSC de Cowansville lui rend également visite à l'occasion. «Il progresse bien, son appétit est meilleur et il reprend des forces», souligne Nancy Dover, la mère du jeune homme qui a eu 24 ans le 4 janvier.

Il a bien répondu, c'est très positif, même si on demeure prudent au jour le jour.

Nancy Dover, la mère d'Alexis Dover Martin, à propos de la greffe de moelle osseuse que recevait son fils le 30 décembre.

La greffe subie le 30 décembre s'est bien déroulée, poursuit-elle. «Il a bien répondu, c'est très positif, même si on demeure prudent au jour le jour. On est confiant, son teint est beaucoup plus beau», confie-t-elle.

16,9 millions de cellules souches ont alors été prélevées sur le donneur, Olivier. Environ le tiers de cette quantité, 6 millions, est choisie pour la greffe. «La préparation d'Olivier a été impeccable. C'était très encourageant pour lui, suite aux efforts qu'il a mis, à la pression que ça peut amener d'être au top pour aider son frère. Il a donné du bon stock autrement dit», s'exclame la mère.

Si les derniers jours sont porteurs de bonnes nouvelles, les premières semaines auront été plus ardues. Il a notamment dû se défaire d'une inflammation des muqueuses (mucosite), de complications aux reins, de poussées de fièvres et de saignements importants au nez, en plus de composer avec les ajustements de la médication.

Ces complications sont souvent liées au moment où les cellules souches greffées rejoignent le flot sanguin, et des premiers stades de production de la moelle osseuse. En plus, le système immunitaire se trouve complètement à plat, rendant difficile toute défense du corps.
«Son taux de globules blancs était à zéro. Quand il a commencé à remonter, après une dizaine de jours, il pouvait déjà mieux se défendre, même si son système immunitaire demeure faible, décrit Nancy Dover. Ce sont de petites batailles chaque jour.»

21 jours
Alexis a toutefois été en mesure de quitter l'hôpital après 21 jours, alors que certains doivent patienter de 30 à 40 jours. À la fin janvier, en attente d'une place à la Maison Jacques-Cantin, un lieu d'hébergement destiné aux personnes qui reçoivent des traitements contre le cancer, il a pu passer un premier week-end chez lui depuis fort longtemps.

Les cent premiers jours
L'une des prochaines étapes: la barre des 100 premiers jours post-greffe, période cruciale, où le risque de rejet est plus élevé. Alexis doit prendre certaines précautions, ses parents qui demeurent à ses côtés aussi.

«Il porte souvent son masque, il ne peut être en contact avec des enfants en bas de six ans qui pourraient être porteurs de la varicelle, bref aucun virus, ni personne de malade autour de lui, évoque Nancy Dover, un peu comme le petit bébé qui vient d'avoir une pneumonie. On baigne dans le Purell!»

D'ici la fin de l'année, il doit éviter le plus possible les endroits publics, renoncer à ses cours à l'université et au travail.
Dans ce parcours jalonné d'épreuves, une chose demeure toutefois, fait remarquer Nancy Dover: le support de sa communauté. «C'est vraiment le fun de voir que les gens pensent à nous, s'informent de l'état d'Alexis. Ils sont derrière nous et on le sent.»