Quand l'environnement inspire trois générations

Romy Quenneville-Girard romy.quenneville-girard@tc.tc
Publié le 20 octobre 2016

L'écrivaine Marie Clark (à l'extrême droite) avec des participants.

©Gracieuseté

ART. Le projet de médiation culturelle Entremaille est exposé au parc culturel D'Arts et de Rêves de Sutton depuis quelques semaines. Un détour s'impose pour aller voir ce projet qui s'intègre à merveille avec le paysage.

Un appel a d'abord été lancé par Isabelle Grenier, le grand manitou du projet Entremaille. Elle était à la recherche de deux artistes qui souhaitaient s'impliquer dans le projet et aiguiller les futurs participants.

Finalement, ce sont l'écrivaine Marie Clark et le sculpteur Daniel Haché qui y ont répondu.

À la suite de rencontres et d'ateliers, la vingtaine de participants, des citoyens de Sutton âgés de 12 à 80 ans, ont créé huit sculptures en bois et 12 poèmes haïku, une forme japonaise de poésie basée sur l'observation de la nature.  

Pour Marie Clark qui enseigne la création littéraire à l'Université de Montréal, c'était important de proposer ce style d'écriture aux citoyens.
 
«C'est un style très accessible. C'est d'ailleurs ce qui est intéressant du haïku. Même si les participants n'avaient pas nécessairement d'expérience dans l'écriture de poème, ils n'avaient qu'à jeter un regard sur leur environnement pour se laisser inspirer», explique Mme Clark.

Et c'est ce qu'ils ont fait. Les participants se sont baladés dans le parc culturel et se sont inspirés des éléments qui se dévoilaient sous leurs yeux.

L'écrivaine dit avoir observé peu de différences entre les générations pour la création des œuvres. «La fraîcheur du regard était la même, peu importe l'âge des participants», indique-t-elle.  

«Les plus indisciplinés étaient les aînés. Ils parlaient beaucoup», ajoute-t-elle en rigolant.

D'autres participants ont exploré la sculpture sur bois avec Daniel Haché. Les huit structures ont été faites à partir de grand panneau de bois de pin blanc d'une hauteur de sept pieds et d'une largeur de 24 pouces.

Les poèmes s'insèrent dans la nature.

©TC Media - Romy Quenneville-Girard

Trois poèmes
Par-dessus l'étang/Il affronte le temps/Le grand saule pleureur
Par Maël


Les pensées du marcheur/Une volée d'hirondelles/Sur sa tête
Par Michel


La barrière fermée/M'invite à sauter/Vers la liberté
Par Elessia