Justice et équité réclament les chauffeurs d’autobus

On leur exige un dossier judiciaire vierge, un permis de conduire sans taches, réussir un examen de compétences tous les trois ans et être disponibles cinq jours semaine parfois de 5h le matin à 20h le soir. En contrepartie, les chauffeurs d’autobus, qui ont la responsabilité de 40 à 70 enfants, reçoivent moins d’argent qu’un brigadier scolaire.

 

En mai 2011, à la suite de menaces de grève dans le transport scolaire, la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), Line Beauchamp, a mis sur pied un comité mixte sur le transport scolaire. Les commissions scolaires, les trois centrales syndicales impliquées, les associations de transporteurs et plusieurs intervenants gouvernementaux ont été réunis.

 

Un rapport a été déposé à la ministre Line Beauchamp à la mi-janvier, et depuis, rien. «On veut une réponse de la ministre!», lance la vice-présidente pour la région de Granby de la CSN Montérégie Thérèse Desloges. Durant le mois de mars, la CSN entend faire passer son message par divers moyens de pression.

 

Dans le document rédigé par le comité mixte, dont les médias ont reçu copie, on chiffre le salaire horaire moyen des chauffeurs à 16,30$. Divers scénarios de hausse de rémunération sont présentés. La CSN, elle, réclame un salaire égal à tous les chauffeurs de la province, soit 20$ de l’heure pour 30 heures de travail pour un salaire hebdomadaire de 600$. Cette mesure coûterait 86,6M $ à l’État et aux compagnies de transport.

 

Michel Melançon, président du syndicat des chauffeurs chez Autobus Milton, dénonce aussi le manque de souplesse de la rémunération. «En hiver, s’il y a une tempête je commence à 5h le matin et je finis à 20h le soir, mais je suis payé pour faire ma run. Si ça prend deux heures de plus, t’es pas payé», révèle-t-il.

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