Brûlée vive par un article de fumeur

Brûlée vive par un article de fumeur
L’homme a été arrêté pour avoir proféré des menaces de mort. Il a été remis en liberté et pourrait recevoir une sommation à comparaître.

La mort violente par brûlures cutanées de Sandra Brown, survenu au mois de mai dernier dans un Centre de soins de longues à Lac-Brome, aurait pu être évitée. Pour prévenir une nouvelle tragédie de ce genre, le coroner Louis Normandin suggère à l’établissement du chemin Soles une nouvelle procédure où les bénéficiaires n’auraient pas à manipuler de briquet et d’allumette.

Sandra Brown, 57 ans, souffrait de démence évolutive sévère et vivait depuis environ un an dans cette résidence pour personne en perte d’autonomie de Lac-Brome. Mme Brown «fumait activement de façon compulsive» et le personnel soignant lui avait retiré briquet et allumette une semaine avant les événements par crainte qu’elle s’inflige des blessures.

Le 15 mai dernier, vers 18h30, la victime se trouvait dans la salle commune avec un autre bénéficiaire, lui aussi fumeur. Ce dernier a quitté l’endroit, tandis que les employés sur place s’affairaient au repas. «On entendit alors des cris de douleurs et l’alarme de feu fut déclenchée. Madame Brown brûlait vive, les secours appropriés lui furent apportés promptement», écrit le coroner Normandin. Un briquet a été retrouvé à proximité de la victime.

Cette dernière a été transportée à l’hôpital Brome-Missisquoi-Perkins avant d’être transférée au Centre des grands brûlés de Montréal. Des brûlures cutanées couvraient 46% du corps de la quinquagénaire et l’évaluation médicale permit de déterminer qu’elle avait de légères brûlures au niveau des voies respiratoires. Elle est décédée moins de 24 heures après les événements.

L’enquête menée par la Sûreté du Québec a établi qu’un autre bénéficiaire tenait compagnie à Sandra Brown quelques minutes avant le drame. «Sans que l’on sache pourquoi, le briquet fut laissé sur place et Mme Brown s’en empara. Par ailleurs, on ne nota aucune odeur d’accélérant sur les vêtements de la victime, qui de plus, ne présentait aucun symptôme dépressif précédant l’accident», poursuit M. Normandin.

Malgré l’aspect «accidentel» de la mort qualifiée de violente, le coroner Louis Normandin, suggère, dans ses commentaires, d’aménager un local pour les bénéficiaires fumeurs où les cigarettes seraient allumées par un membre du personnel selon un horaire précis. Cette mesure empêcherait les bénéficiaires d’avoir en leur possession des briquets et des allumettes  ce qui permettrait de contrôler davantage les risques d’accident associés au tabagisme auprès de cette clientèle vulnérable.

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