Marie-Andrée Lessard, une volleyeuse à la hauteur

À cinq pieds et six pouces, Marie-Andrée Lessard est loin des standards habituels en volleyball de plage… du moins en grandeur. Boudée par Volleyball Canada, la résidente de Bolton-Est a prouvé que côté cœur, elle n’avait rien à envier à ses compétitrices à Londres.

C’est en compagnie de la Sherbrookoise Annie Martin – qui mesure elle-même cinq pieds et sept pouces – que l’athlète de 34 ans a finalement réalisé son rêve, soit participer aux Jeux de Londres. Après deux rendez-vous manqués, c’était finalement à son tour.

«Nous n’avons pas eu tout le support que nous aurions voulu de la fédération nationale. En plus d’être trop petites physiquement, le fait qu’on ait refusé de s’entraîner à Toronto a causé certains remous. Annie et moi avons quand même trouvé le moyen d’amasser pas loin de 185 000$, notre objectif initial, de manière originale. Nous avons, entre autres, fait la promotion de la santé et de la saine alimentation par le biais de capsules sur le Web. De plus, j’ai remporté un prix de 50 000$ dans le cadre de l’émission télévisée <I>Le Défi des champions<I>, une somme que j’ai versée dans notre fonds commun pour Londres», relate Marie-Andrée Lessard.

C’est en remportant la Coupe continentale, en juin dernier au Mexique, que les deux Québécoises ont remporté leur ticket pour Londres.

«Nous avons pu affronter des équipes de notre calibre. Et ça s’est vraiment bien passé», résume Marie-Andrée.

Cette dernière soutient que même si leurs rivales étaient plus imposantes physiquement, elles savent tirer leur épingle du jeu par d’autres moyens.

«Nous sommes plus rapides, en plus d’être en excellente condition physique. Et nous faisons preuve de grande cohésion sur le terrain», explique-t-elle.

Marie-Andrée Lessard trace un bilan très positif de son expérience à Londres, même si le duo n’a gagné aucun match.

«Ce fut tout de même très serré dans l’ensemble. On a livré une bonne lutte, en plus de donner tout ce qu’on avait. L’important, pour nous, c’était d’être à Londres. Ça représente déjà une médaille personnelle. De plus, notre sport a été très populaire, les billets s’étant envolés très rapidement. Et il y avait une belle interaction avec le public», atteste-t-elle.

Pour les deux joueuses, leur présence à Londres était en quelque sorte la fin de leur carrière internationale. Marie-Andrée affirme être actuellement en mode repos.

«Je n’ai pas de plans bien précis actuellement. Mais je sais que je serai plus relax et que je pourrai jouer tout de même au volleyball, mais pour le plaisir et sans avoir peur des conséquences d’une blessure», soutient celle qui a une formation universitaire en marketing et en commerce international.

C’est à Bolton-Est que l’athlète, jadis de la région montréalaise, a trouvé récemment refuge, afin de vivre la tranquillité de la campagne.

«Je suis tout près de mon père et d’un de mes frères, qui résident à Frelighsburg ainsi qu’un autre frère, qui est à Lac-Brome. C’est une région magnifique, où je peux décrocher lorsque j’en ai besoin», conclut-elle.

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