Mis k-o par son sac de boxe

Mis k-o par son sac de boxe
(Photo : Journal Le Guide-archives)

Sylvain Laforest, un détenu du pénitencier de Cowansville, décédé en juillet 2010 est mort de causes naturelles, conclut la coroner Sylvie Dragon, dans son rapport rendu public lundi.

Selon les écrits de la coroner Dragon, le détenu Laforest n’était pas en bonne condition physique. La prise de repas et des marches extérieures l’essoufflaient facilement.

Le jour de sa mort, le 5 juillet 2010, Sylvain Laforest participe à un entraînement physique sur un sac de boxe et se sent mal. Il s’allonge au sol. Le mercure affiche alors les 31 degrés Celsius et avec le facteur humidex, la température ressentie s’élève à près de 41 degrés Celsius.

Vers 14h30, des codétenus le retrouvent étendu sur le sol. Laforest se plaint d’une douleur à la poitrine et d’engourdissements dans le bras gauche. Cinq minutes plus tard, l’alarme est donnée et l’équipe médicale se rend au chevet de Sylvain Laforest. Ce dernier indique qu’il souffre de la sorte depuis une quinzaine de minutes.

Le détenu s’installe sur la civière. Les secouristes entreprendront des soins lorsqu’il devient inconscient. L’équipe médicale utilise un défibrillateur semi-automatique afin de réanimer le patient de 39 ans. «Il revient temporairement à lui, mais se détériore de nouveau. Les manœuvres de réanimation se poursuivent avec l’usage du défibrillateur et des médicaments de réanimation», écrit Sylvie Dragon.

À l’arrivée des ambulanciers, Sylvain Laforest est pris en charge et prend la direction de l’hôpital Brome-Missisquoi-Perkins vers 15h31. Il arrive à l’urgence 14 minutes plus tard. Les urgentologues constatent l’insuccès des manœuvres de réanimation. Son décès est constaté à 15h49.

«L’enquête policière a éliminé l’intervention d’un tiers. Il n’y avait pas de signe de violence sur les lieux», note la coroner.

L’examen externe, l’autopsie et les expertises toxicologiques ne révèlent rien d’anormal. Seules des séquelles en lien avec le malaise de la victime sont visibles. Sylvie Dragon conclut que le décès est de cause naturelle.

Sylvain Laforest purgeait une peine d’emprisonnement de trois ans en lien, entre autres, avec du trafic de stupéfiants, d’entrave au travail des policiers, d’avoir proféré des menaces et d’agression armée.

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