16 roues dérobées chez Deragon Ford

Par Josiane Noiseux

Un vol inusité a été commis chez Deragon Ford à Cowansville. Pas moins de 16 roues installées sur quatre véhicules neufs ont été dévalisées par des cambrioleurs au cours des derniers jours.

Deragon Ford n’en serait pas à sa première expérience de vols de pneus. Les roues de 20 pouces de diamètre seraient d’ailleurs très prisées par les voleurs par les temps qui courent. Les pneus de trois camions Ford F150 et un VUS Ford Explorer ont été la proie des voleurs dans la nuit du 19 mars dernier.

 «C’est une réalité du marché de l’automobile. En pleine nuit, les voleurs se rendent dans le stationnement du concessionnaire. Ils jackent la voiture et partent avec les pneus. C’est très simple et fait rapidement», explique André Pelletier, directeur des ventes chez Deragon Ford de Cowansville. 

Le stationnement du concessionnaire automobile n’est pas muni de caméras, mais l’administration de l’entreprise compte en obtenir quelques-unes afin de diminuer les cambriolages ou pour retracer les fautifs. 

Selon M. Pelletier, il est presque impossible de retrouver les pneus volés, même s’ils déposent une déclaration auprès de la Sureté du Québec. «Les voleurs revendent les pneus sur des sites comme «Kijiji» et «Les Pacs». Parfois ce sont des commandes. Même si on retrouve un revendeur sur internet, c’est presque impossible de certifier que ce sont bel et bien nos pneus», explique-t-il.

À la Sûreté du Québec, on confirme avoir ouvert un dossier pour cette histoire de vol de pneus. «Il y a eu une plainte de prise, mais pas d’arrestation de suspect en lien avec ce dossier pour l’instant», indique la porte-parole de la SQ de l’Estrie, Aurélie Guindon.

 

Un ennui qui coûte cher 

Ces actes criminels coûtent de petites fortunes aux concessionnaires automobiles. Les franchises de leurs assurances sont trop élevées pour que ceux-ci fassent une réclamation. Chaque propriétaire doit débourser de petites fortunes pour rééquiper les voitures abîmées.

«On ne paie pas juste pour les pneus. Lorsque les voleurs redescendent le camion au sol, une fois les pneus enlevés, celui-ci tombe par terre, directement sur l’asphalte. Les voitures subissent donc d’autres dommages que l’on doit réparer. C’est beaucoup de gestion et une perte de temps, en plus de nous coûter cher», indique Hugo Bessette, copropriétaire de Bessette automobile à Cowansville.

Ce dernier ajoute que certains voleurs s’en prennent même aux voitures des clients, en attente de réparation, stationnés dans la cour arrière. «On ne prend plus de chance, lorsque l’on croit qu’un camion pourrait être la cible d’un voleur, on le range à l’intérieur pour la nuit», ajoute M. Bessette.

 

Un fléau chez les concessionnaires

Guy St-Louis, propriétaire de trois concessionnaires automobiles à Cowansville, avoue que la prudence est la seule formule qu’il a trouvée pour prévenir les vols jusqu’à maintenant. Lui et plusieurs autres concessionnaires utilisent des écrous antivol pour protéger les voitures exposées à l’extérieur. «Les caméras ne servent à rien. On ne voit que la carrure du voleur et c’est tout. Oui, ils sont capables de voler un pneu même s’il est barré, mais c’est trop compliqué et ils abandonnent», explique-t-il.

Selon l’homme d’affaires, de nouveaux produits intéressent à présent les voleurs. Onze catalyseurs ont été volés dans le stationnement de l’un de ses garages l’année dernière.  «Maintenant, j’enlève tous les catalyseurs des voitures exposées dehors. Neuf, un catalyseur peut valoir jusqu’à 1 500$. C’est bien évident que les voleurs souhaitent revendre ça à prix moindre sur internet», explique M. St-Louis.

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