3 772 personnes signent contre le projet Val 8

Les opposants au projet Val 8 ont signé en grand nombre la pétition qui était disponible depuis la fin du mois de mars. Près de 3 800 signatures ont été recueillies, dont 47% des signataires sont des Bromontois.

Au fil des semaines, la population a pu signer de trois façons la pétition: via le site activism.com, sur la page du Mouvement protégeons Bromont ou la formule papier. «Pour éviter la multiplication des signatures, chacun des noms de la pétition a été transcrit et chaque doublon a été retiré», explique Alexandre Paré, du mouvement Protégeons Bromont.

Sur les 3 772 signatures, 3264 personnes ont clairement identifié leur provenance. Quelque 1 760 Bromontois ont signé la pétition, ce qui représente 47% des signataires. La Haute-Yamaska (17%), Brome-Missisquoi, excluant Bromont (8%), le grand Montréal (15%), la région de Sherbrooke-Magog-Orford (5%) et ailleurs au Québec (8%) représentent les autres contestataires. «Les signatures provenant de Bromont représentent 33% de la population votante de Bromont et 23% de toute la population de Bromont», ajoute Alexandre Paré.

«Lorsqu’on regarde les chiffres, le nombre de Bromontois qui ont signé représente 64% de ceux qui se sont exprimés aux dernières élections. C’est un chiffre très important», soutient Gérald Désourdy. Les signataires demandent à la Ville d’imposer un moratoire immédiat sur le projet immobilier Val 8, d’acquérir le territoire, incluant le mont Bernard et de créer un parc nature pour les générations futures.

Tout comme son frère Robert et les membres de Protégeons Bromont, Gérald Désourdy demande un moratoire aux élus de Bromont. «L’élément essentiel de la pétition, c’est le moratoire. Nous ne réussirons pas à nous entendre si on a le fusil sur la tempe. On souhaite que la ville mette un moratoire et donne la possibilité de travailler ensemble. Ça nous permettrait d’exposer notre point de vue sans animosité.»

Selon les données remises par le Mouvement Protégeons Bromont, la superficie du parc souhaitée aurait 372 acres, ce qui représente 9,4% de la bande verte de la montagne et 1,4% de la surface de Bromont. «Actuellement, 2,7% de la superficie de Bromont est protégée. Dans le plan de développement durable, ils disent qu’ils veulent protéger 20% du territoire d’ici 2030. Nous, on demande 1,4%, ce n’est rien d’exagéré», lance Alexandre Paré.

La pétition doit être déposée vendredi après-midi à la mairie de Bromont. Le Mouvement a lancé un appel à tous pour la séance municipale de lundi. «Les 3 000 signataires sont invités. On a demandé à la Ville de tenir la séance ailleurs, mais ça a été une fin de non-recevoir. Des gens de Sherbrooke m’ont dit qu’ils allaient être là», indique Robert Désourdy. Questionné sur l’offre de Bromont (environ 650 000$) et la valeur marchande évaluée par le promoteur Charles Désourdy (11,1 M$), Robert Désourdy indique que ce sont deux prix différents qui ne reflètent pas la réalité. «D’une part, on a un prix dérisoire et de l’autre, un prix exorbitant. Il faut un juste milieu qui devrait être établi par une tierce partie», conclut-il. 

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