Nouveau défi pour Marie-Claude Landry

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Par Claude Hebert
Nouveau défi pour Marie-Claude Landry

La nouvelle bâtonnière du district de Bedford

La Cowansvilloise Marie-Claude-Landry prend la relève du Granbyen Antony Leclerc à titre de bâtonnier du district judiciaire de Bedford. Elle devrait être en poste pour les deux prochaines années.

:«Avec quelque 224 membres, le Barreau du district de Bedford n’est certes pas le plus imposant au Québec, mais il existe ici une longue tradition d’excellence qui se perpétue d’une décennie à l’autre depuis 1886», signale Me Landry.

La nouvelle bâtonnière entend assurer la continuité tout en mettant l’emphase sur les communications avec la population.

«Un Barreau qui se respecte est un Barreau qui communique. Les gens doivent savoir que nous avons d’excellents avocats dans le district judiciaire de Bedford et ce, dans tous les champs de compétence (droit criminel, droit corporatif, relations de travail, droit de la famille, etc.)», insiste Me Landry.

Cette dernière ajoute que l’exécutif du Barreau de Bedford se veut représentatif des deux grands pôles géographiques du territoire (Brome-Missisquoi et Haute-Yamaska) et regroupe des avocats oeuvrant dans divers champs de compétence.

Si Marie-Claude Landry reconnaît que l’image des avocats a souvent été malmenée, elle n’en croit pas moins que les membres de sa profession sont d’abord et avant tout au service du public. Plusieurs d’entre eux jouent d’ailleurs un rôle actif au sein de leur communauté et n’hésitent pas à s’impliquer dans l’administration des chambres de commerce, commissions scolaires et établissements de santé.

«J’ai moi-même oeuvré pendant une vingtaine d’années dans le réseau régional de la santé. Or, si j’ai pu le faire, c’est en bonne partie grâce au soutien des sept autres avocats et avocates de mon bureau», explique la fondatrice de l’étude Landry, Boucher et Associés.

Me Landry laisse entendre que la pratique du droit a beaucoup évolué depuis son admission au Barreau du Québec en 1989. Elle ajoute que les méthodes alternatives de règlement de conflit ont de plus en plus la cote.

«De nos jours, de nombreux dossiers se règlent par la médiation à la satisfaction du plus grand nombre (plus de 99 % de clients satisfaits). Cette façon de faire aurait été impensable, il y a encore quelques années. Il y aura toujours des dossiers qui doivent passer par un tribunal, mais on remarque de plus en plus de cas qui se règlent à l’amiable avec l’assistance des avocats. Le processus est moins coûteux pour les parties et on gagne un temps fou. C’est une formule gagnant-gagnant», indique la nouvelle bâtonnière, à titre d’exemple.

Au dire de cette dernière, les avocats du Barreau de Bedford ont été parmi les premiers à s’intéresser à la médiation et c’est tout à leur honneur.

«Une solution négociée est généralement préférable à une querelle qui s’éternise devant les tribunaux, qu’il s’agisse d’une chicane entre conjoints, voisins ou associés. Les gens qui goûtent à la médiation apprécient généralement leur expérience et en sortent beaucoup moins amers», ajoute Me Landry.

L’avocate de Cowansville laisse également entendre que les citoyens sont de plus en plus nombreux à faire appel à un avocat pour les aider à préparer un dossier devant être jugé par la Cour des petites créances.

«Les gens ont intérêt à être bien préparés lorsqu’ils se présentent à la Cour des petites créances, car le juge base essentiellement son jugement sur la preuve qui lui est présentée», explique Me Landry.

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