GE Aviation inaugure son usine de robots

Par Ugo Giguere

Annoncé en grandes pompes en juin 2012, le centre de recherche et développement en robotique de l’usine GE Aviation de Bromont vient officiellement d’entrer en fonction. Fruit d’un investissement de 61M$, la nouvelle aile d’innovation va faire de Bromont le fournisseur de robots automatisés pour toute la famille GE Aviation à travers le monde.

Un indice que la nouvelle revêt une importance majeure pour Général Électrique, le président et chef de la direction Jeff Immelt est rentré d’Allemagne pour assister à l’événement. «C’est la première fois que j’ai la chance de venir ici. Je suis très impressionné par l’usine et les employés, alors félicitations. Au moins, il y a une partie de ce dont Philippe (Simonato) se vante qui est vrai!», a-t-il lancé dans son discours en anglais.

Mis au fait de la tragédie qui frappe la région de Lac-Mégantic et le Québec, M. Immelt a tenu à offrir ses sympathies à la population avant de poursuivre son allocution. La première ministre Pauline Marois a d’ailleurs dû annuler sa présence en raison du drame qui a frappé la province le week-end dernier.

Au sujet de l’usine GE Aviation de Bromont, M. Immelt a rendu hommage aux employés. Des gens qui sont «engagés, créatifs et innovants». «Depuis son ouverture en 1982, l’équipe de Bromont a toujours été performante, créative et innovatrice. L’usine fait partie des plus compétitives de notre groupe et elle peut se mesurer aux États-Unis, au Brésil, à la Chine ou à n’importe quel autre endroit», a souligné le président qui compte 300 000 employés sous sa gouverne.

Pour Jeff Immelt, la recette du succès se traduit par l’équation simple de la prise de risques, de la main d’œuvre et de l’innovation. «Il faut que nous continuions d’avoir faim, d’avoir soif et le centre de développement en robotique va nous aider à continuer sur cette voie», a-t-il ajouté.

De façon concrète, le nouveau centre de robotique et d’automatisation va créer une soixantaine d’emplois, dont une trentaine de postes ont déjà été comblés. «Ce que ça nous permet de faire, c’est toute l’innovation. Ce sont nos ingénieurs, nos techniciens qui font toute la programmation, qui font l’innovation et ensuite on exporte ça dans les autres usines de GE Aviation», décrit le directeur général de l’usine Philippe Simonato.

D’après les chiffres avancés par Jeff Immelt, 200M$ auront été investis dans l’usine du boulevard de l’Aéroport entre 2000 et 2015. «Dans les 3-4 prochaines années, il va y avoir encore beaucoup d’investissements qui ont été annoncés pour travailler sur les moteurs de nouvelle génération», avance M. Simonato.

Ces nouveaux investissements visent à préparer l’introduction des nouveaux produits liés aux moteurs des Boeing 737 Max, Airbus A320 néo, ainsi que Bombardier Global.

«Un jour important»

En l’absence de la première ministre, c’est la ministre déléguée à la Politique industrielle et à la Banque de développement du Québec Élaine Zakaïb qui a pris la parole.

«C’est un jour important pour l’industrie aérospatiale québécoise», a-t-elle souligné en rappelant que ce secteur représente 42 500 emplois et des investissements annuels qui dépassent le milliard de dollars.

Pour Mme Zakaïb ce projet va permettre à l’usine de «maintenir et même accroître sa compétitivité». «Elle pourra ainsi se distinguer encore plus, sur un marché où la concurrence interne est vive, en fabriquant des produits novateurs», croit-elle.

L’aérospatiale occupe le premier rang des exportations au Québec avec des ventes annuelles de 12 milliards de dollars en 2012. Des chiffres qui situent la province au sixième rang mondial derrière les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne et le Japon.

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