La tournée Paradis-Dion s’arrête à Venise-en-Québec

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Par Claude Hebert
La tournée Paradis-Dion s’arrête à Venise-en-Québec

Les candidats Denis Paradis et Stéphane Dion sont entourés des maires Réal Pelletier

POLITIQUE. Les candidats libéraux Denis Paradis et Stéphane Dion ont rencontré les maires de Saint-Armand, Venise-en-Québec et Noyan, samedi dernier, dans le cadre d’une mini-tournée dédiée aux problèmes environnementaux de Brome-Missisquoi.

«Réunis à Québec ce week-end pour le congrès annuel de la Fédération québécoise des municipalités, les trois maires ont fait le voyage de retour en après-midi pour participer à la rencontre», signale M. Paradis.

L’ancien député et ministre laisse entendre que son retour en politique est d’abord et avant tout motivé par la mauvaise qualité de l’eau du lac Champlain et la menace qui plane sur le lac Memphrémagog avec le projet d’agrandissement du site d’enfouissement de Conventry, près de Newport au Vermont.

M. Paradis se dit particulièrement préoccupé par l’état du lac Champlain, dont l’eau a présentement les allures d’une «soupe aux pois» nauséabonde. Il considère qu’une «offensive immédiate» est nécessaire pour solutionner les problèmes de ce plan d’eau.

«Il ne faut pas oublier que ce lac sert de réservoir d’eau pour les populations de Bedford, Stanbridge Station et Philipsburg», insiste-t-il.

Le politicien précise qu’il a non seulement signé la pétition À mort le phosphore – lutte contre les algues bleus dans le lac Champlain, mais qu’il l’a également partagé avec des amis et connaissances via Facebook. Il se dit tout à fait d’accord avec les auteurs de la pétition qui affirment en avoir assez des études.

Aux yeux de Denis Paradis, la présence du pont Alburg-Swanton au lac Champlain n’a pas raison d’être et constitue une entrave à la libre circulation de l’eau.

«Dans un rapport déposé en 2005, la Commission mixte internationale sur les eaux limitrophes recommandait le retrait du pont-jetée. Dix ans plus tard, l’une des moitiés du remblai n’a toujours pas été enlevée», rappelle-t-il.

M. Paradis prête également attention à la proposition d’un propriétaire de marina de Pike River qui suggère la mise en place d’un bassin de décantation entre la rivière aux Brochets et le lac Champlain pour permettre au phosphore de s’y déposer. Une intervention similaire pourrait être envisagée à l’extrémité de la rivière Missisquoi.

«Quand on cherche des moyens d’intervention concrets, les suggestions de la population ne doivent pas être négligées. Je ne sais pas si l’idée d’un bassin de décantation est techniquement faisable, mais je considère que ça mérite d’être regardé», soutient-il.

Le candidat du PLC laisse par ailleurs entendre que l’engagement de son parti de doubler le montant consacré au programme d’infrastructures (de 60G $ à 125G $) sur une période de dix ans pourrait profiter au comté de Brome-Missisquoi.

«Cette nouvelle mise de fonds serait particulièrement utile pour la réalisation des projets d’infrastructures vertes (égoûts, aqueduc, etc.) et serait certainement bien accueillie par les administrations municipales de Clarenceville et Venise-en-Québec, aux prises avec des besoins énormes», estime M. Paradis.

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