Une résidente de Frelighsburg réalise un troisième documentaire avec Hubert Reeves

Par Stéphanie MacFarlane
Une résidente de Frelighsburg réalise un troisième documentaire avec Hubert Reeves
Iolande Cadrin Rossignol, de Frelighsburg, a réalisé le documentaire La terre vue du coeur mettant en vedette l’astrophysicien Hubert Reeves. (Photo : Gracieuset.)

ENVIRONNEMENT. La réalisatrice Iolande Cadrin-Rossignol, qui réside à Frelighsburg depuis 30 ans, signe le documentaire La terre vue du coeur, dans lequel l’astrophysicien Hubert Reeves parle de la sixième extinction. Un récit riche en images, mais aussi en réflexions sur le rapport entre l’être humain et la planète.

Dans ce documentaire de 90 minutes, Hubert Reeves livre sa vision et expose l’état de la biodiversité. Se joignent à lui onze autres spécialistes, dont le philosophe Frédéric Lenoir, le directeur-conservateur du Jardin botanique de Montréal Michel Labrecque, Mario Cyr, un cinéaste des profondeurs océaniques, Karine Péloffy du Centre québécois du droit à l’environnement et Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki. À travers leurs témoignages et expériences, les protagonistes aident l’audience à comprendre comment se déroule cette sixième extinction, mais suggèrent aussi des solutions diversifiées, ingénieuses et parfois très simples.

«C’est un message d’urgence et d’espoir. D’ailleurs, Frédéric Lenoir le dit : “Si on s’enfonce dans le désespoir, on est fait!” On a cherché à faire un équilibre parce qu’on ne peut pas vivre dans le désespoir. On a essayé de communiquer l’amour et la beauté de notre planète», raconte Iolande Cadrin-Rossignol.

Et cette dernière croit avoir réussi sa mission. «À la sortie des visionnements, tout le monde nous dit que le documentaire les touche et qu’il leur fait redécouvrir leur amour pour la planète», dit-elle.

Boucler la trilogie

En 2002, Iolande Cadrin-Rossignol a réalisé Hubert Reeves : conteur d’étoiles, un portrait documentaire dans lequel l’astrophysicien souhaite laisser aux générations futures une planète habitable. L’oeuvre est encore distribuée par l’Office national du film (ONF), une fierté pour celle qui a déjà été productrice pour cette organisation. «Je tiens à ce que mes films aient une certaine pérennité», mentionne Mme Cadrin-Rossignol.

Puis en 2011, le duo s’est réuni à nouveau pour créer Du big bang au vivant, un documentaire dont le DVD s’est vendu à 30 000 exemplaires au Québec.

Hubert Reeves a conclu les deux premiers documentaires avec une réflexion sur l’écologie où la science, la compassion et l’art étaient présents. L’idée de faire un troisième film dans lequel l’astrophysicien discuterait d’écologie, de biodiversité et de changements climatiques a germé dans la tête de Iolande Cadrin-Rossignol. Il y a cinq ans, elle s’est mise à travailler sur le projet La terre vue du coeur en compagnie de la productrice Marie-Dominique Michaud, qui a une maison de campagne à Bromont.

L’affiche du documentaire La terre vue du coeur

Tournage

En septembre dernier, l’équipe de production, dont fait aussi partie le preneur de son de Sutton Stéphane Barsalou, a réalisé 15 jours de tournage en France, en Corse, en Floride et dans les Adirondacks. Au Québec, l’équipe s’est notamment rendue à Montréal, à Laval et à Huntingdon. La terre vue du coeur comporte également de nombreuses images d’archives captées aux quatre coins du monde, dont aux îles Galapagos et en Arctique.

Une campagne de sociofinancement a dû être réalisée pour financer l’achat de telles images, dont certaines valent une petite fortune en raison de leur rareté. Le montage du documentaire a été finalisé en janvier 2018. «Je suis très heureuse du résultat», renchérit-elle.

Iolande Cadrin-Rossignol planche sur un projet de DVD pour montrer au public toutes les images qui n’ont pu être utilisées dans le documentaire. Elle songe aussi à écrire un livre. Si elle a longtemps milité pour la cause féministe, Iolande Cadrin-Rossignol croit avoir trouvé en l’environnement sa nouvelle mission. «La cause des femmes est bien engagée. S’il n’y a pas d’écologie, on ne peut pas vivre. Des changements climatiques, on en voit tous les jours», note-t-elle.

Présenté à Cowansville et en Europe

Le documentaire La terre vue du coeur sera présenté dans 51 cinémas québécois le 22 avril dans le cadre du Jour de la Terre, dont au Cinéma Princess de Cowansville à 13h et à 19h. Iolande Cadrin-Rossignol sera présente à la représentation de 13h, confirme Samuel Fontaine, du Cinéma Princess. Elle présentera son film et une discussion suivra la diffusion. Le documentaire sera aussi diffusé dans 10 cinémas canadiens, ainsi qu’à Paris, Genève et Bruxelles. Le documentaire sera lancé en salles en Europe le 23 mai.

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