«Il faut valoriser davantage les sirops d’érable d’exception» – André Pollender

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Par Claude Hebert
«Il faut valoriser davantage les sirops d’érable d’exception» – André Pollender
André Pollender collabore à l’organisation du concours annuel de dégustation de la Fondation de la Commanderie de l’érable. (Photo : Le Guide – Claude Hébert)

RARETÉ. André Pollender considère que le sirop d’érable a trop souvent été pris pour acquis alors qu’il s’agit, à ses yeux, d’un produit fin sans pareil.

Le sexagénaire consacre aujourd’hui une partie de son temps et de ses énergies à la valorisation de ce produit qui fait l’envie de nombreux pays.

À titre de président de la Fondation de la Commanderie de l’érable, un regroupement de professionnels et de passionnés de l’acériculture fondé en 1990, M. Pollender collabore notamment à l’organisation d’un concours annuel de dégustation dont les règlements sont basés sur les normes des grands concours internationaux de vins et spiritueux.

L’an dernier, un jury indépendant a dégusté et évalué plus de 90 sirops de partout en province. L’événement avait lieu à l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec.

«Cette année, pour sa dixième édition, le Concours de la Grande sève se tiendra dans une cabane à sucre de Saint-Georges-de-Beauce le week-end de la fête de Dollard. Le chef Martin Picard, du Pied de cochon, et le biologiste Stéphane Guay seront notamment associés à l’événement», indique M. Pollender.

Pour ce dernier, il existe plusieurs types de sirop d’érable, ayant chacun leurs caractéristiques propres, comme il existe plusieurs types et qualités de vin.

«On multiplie les efforts depuis quelques années pour identifier les sirops d’exception et leur donner les lettres de noblesse qui leur reviennent en les traitant comme des produits fins», explique-t-il.

M. Pollender et ses collaborateurs de la Commanderie de l’érable ont notamment commandé une étude d’opportunité à une firme spécialisée et développé des cahiers de charges. La prochaine étape, la préparation des cahiers de contrôle, est en bonne voie de réalisation.

La Commanderie évalue différentes options et envisage notamment la création de pastilles de goût – comme il en existe à la Société des alcools du Québec – permettant de fournir des indications sur l’utilisation des produits.

«Nous entendons soumettre ça au Conseil des appellations réservées et de termes valorisants (CARTV) en mai ou juin prochain et on espère obtenir une réponse dans un délai de six mois à deux ans», précise M. Pollender.

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