La culture et l’élevage bio exigent du temps et de la patience

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Par Claude Hebert
La culture et l’élevage bio exigent du temps et de la patience
Les propriétaires de la ferme laitière Mahvhays, Rachel Mahannah et Martin Paquette., devant la nouvelle laiterie construite en 2012. (Photo : Le Guide – Claude Hébert)

TRAVAIL. La production biologique implique beaucoup de travaux mécaniques et manuels.

«La culture conventionnelle demande de 11 à 12 heures de travail par hectare alors que la culture bio en exige 17 ou 18. C’est une nouvelle charge de travail significative», signale le copropriétaire de la ferme laitière Mahvhays, Martin Paquette.

Les producteurs bios doivent avant tout s’assurer d’enlever les jeunes pousses de «mauvaises herbes» avant que celles-ci prennent la place des autres plantes.

«Les équipements utilisés en culture bio ont beaucoup évolué au fil des ans. L’utilisation de la herse à étrilles nous permet, notamment, d’obtenir un bon contrôle de la situation», ajoute M. Paquette.

Ce dernier s’intéresse par ailleurs à la méthode du semis direct et des couverts végétaux.

«On en faisait déjà en culture conventionnelle, mais on va regarder ça avec plus d’attention», indique-t-il.

L’élevage bio pose également son lot de défis.

«En bio, l’utilisation des médicaments est une solution de dernier recours. Il faut donc miser sur la prévention avant tout», explique M. Paquette.

En élevage conventionnel, les traces de médicaments dans le lait disparaissent après quatre jours et le produit se qualifie de nouveau pour la consommation humaine. En bio, la période de retrait du lait est beaucoup plus longue.

«Il faut également savoir que la viande n’est plus considérée comme bio si la vache a été traitée avec des médicaments. Et si l’animal a reçu plusieurs traitements aux médicaments, le lait n’est plus bio non plus», précise le producteur agricole de Brigham.

La libre circulation des bêtes est également un critère déterminant dans l’élevage bio.

«À l’heure actuelle, les vaches d’un éleveur bio doivent aller à l’extérieur deux fois par semaine pour faire de l’exercice. Et, à partir de 2030, il ne sera plus permis de garder les vaches entravées (attachées) dans l’étable. On devra donc prévoir, à moyen terme, la construction d’un nouveau bâtiment pour permettre à nos animaux de circuler librement», poursuit M. Paquette.

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