L’OBV Yamaska s’active pour protéger la tortue des bois

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Par Xavier Demers
L’OBV Yamaska s’active pour protéger la tortue des bois
La tortue des bois est considérée comme une espace menacée et en danger d’extinction selon son statut de conservation de l’Union internationale pour la conservation de la nature. (Photo : Gracieuseté)

PROTECTION. L’Organisme de bassin versant (OBV) Yamaska a lancé une offensive pour protéger la tortue des bois, une espace menacée qui se retrouve à plusieurs endroits sur le territoire du bassin versant de la rivière Yamaska, entre autres, à Bromont. Le plan vise essentiellement de considérer la présence de la tortue lors du développement du territoire.

«Depuis 2017, on travaille sur la tortue des bois qui est une espèce menacée, a affirmé la coordonnatrice de projets à l’OBV Yamaska et biologiste de formation, Zoë Ipiña. L’objectif, c’est d’identifier les différentes populations sur le territoire de l’organisme du bassin versant et en informer les personnes concernées pour mieux intégrer sa protection dans le développement du territoire.»

L’OBV travaille en partenariat avec les villes et les MRC touchées dans l’élaboration de son plan.

«Notre projet se fait en différentes phases, a indiqué Zoë Ipiña. On a fait un plan afin de déterminer ce que chacun était prêt à faire. Il y a aussi une action de sensibilisation plus large.»

En 2013, l’OBV a fait un inventaire des sites de ponte et en a trouvé à Bromont.

«À Bromont, on a relevé des sites de ponte potentiels, a expliqué Mme Ipiña. Nous, ce qu’on essaye de faire, c’est qu’on parle de la tortue à la MRC. On a fait un inventaire en 2013 de tous les habitats où la tortue va vivre. Normalement, elles vivent environ de 200 à 300 m autour des sites de ponte. Il y a un plan qui est disponible, mais c’est une espèce qui est souvent sujette au braconnage.»

Rôle des villes

Les villes impliquées sont invitées à s’investir dans le projet pour protéger la tortue des bois.

Dans le cas de Bromont, son rôle est surtout de communiquer l’information à la population touchée.

«Ce qu’on fait principalement, c’est de la sensibilisation aux gens pour faire attention, quand on fait l’aménagement des bandes riveraines, par exemple, a expliqué la conseillère du district Lac Bromont, Claire Mailhot. Dans notre réglementation, maintenant, on sait où elles sont et c’est intégré dans notre plan d’urbanisme. Si on a des demandes de permis, on va aviser les gens et on va faire des visites.»

Les propriétaires qui se retrouvent près d’un site de ponte recevront de la documentation afin de savoir quoi faire pour éviter d’importuner les tortues.

«On sait quand sont les périodes de ponte, a indiqué Mme Mailhot. On va demander aux gens, qu’en période de ponte, s’ils peuvent attendre avant d’effectuer certains travaux ou pour une maison, on pourrait la tasser de quelques mètres parce que c’est par là que les tortues passent.»

«Toutes les propriétés situées près des habitats des tortues des bois ont reçu un cahier du propriétaire qui souligne les éléments principaux de protection, a ajouté Mme Ipiña. Ça dépend aussi de l’utilisation des terrains, si c’est agricole ou résidentiel. Dans certains secteurs agricoles, on suggère de faucher à un niveau plus élevé. Pour les résidences, il y a des actions de base qu’on peut faire pour assurer de maintenir les bandes riveraines. Dans Brome-Missisquoi, il a été établi un 3 m à partir du haut des talus.»

D’autres villes seront invitées à participer au processus sous peu. C’est d’ailleurs le cas de Lac-Brome, où l’OBV préparera un cahier au cours de l’été.

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