Lac-Brome: un chalet locatif dérange le voisinage

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Par Xavier Demers
Lac-Brome: un chalet locatif dérange le voisinage
Le chalet de la rue Montagne à Lac-Brome a causé des maux de tête au voisinage en raison de «bruits excessifs». (Photo : Journal Le Guide-Xavier Demers)

HÉBERGEMENT. «Bruits excessifs venant d’un nombre important de personnes à travers nos fenêtres après 22h»: des citoyens voisins d’un chalet locatif de Lac-Brome en ont ras-le-bol. Certains d’entre eux ont contacté les services policiers à plus d’une occasion et se tournent maintenant vers la Ville pour remédier à la situation.

«Ce chalet publicise le fait qu’il y ait huit chambres à coucher, donc vous pouvez imaginer le nombre de personnes qui font ce bruit, a déploré Steve Lawson, un résident d’une propriété adjacente au chalet de la rue Montagne. On ne devrait pas endurer une telle situation à toutes les fins de semaine, surtout considérant que les températures plus clémentes approchent. Ça va arriver plus fréquemment, avec plus de bruit, surtout de la musique, comme c’est déjà arrivé par le passé.»

À plusieurs reprises, M. Lawson a dû contacter les autorités pour qu’elles interviennent dans les dernières semaines.

«Le 15 mars, à 22h37, il y avait des cris, des sifflements très bruyants. Je les ai contactés pour leur demander d’arrêter sans quoi j’allais appeler la police. Le bruit s’est calmé, mais la semaine suivante, le bruit était encore plus important, avec de nouvelles personnes, donc j’ai contacté la police. Après discussion, ils ont dit qu’ils allaient leur émettre un avertissement.»

Si l’avertissement a calmé les ardeurs des locataires, la situation ne s’est réglée que temporairement.

«Le son s’est calmé pour une période de temps, mais à 1h, ça reprenait de plus belle et j’ai recontacté les policiers, a expliqué le citoyen. La discussion laissait paraître que la police allait venir me voir pour que je puisse remplir une plainte en bonne et due forme. Après une demi-heure, la police m’a rappelé et m’a dit que les policiers ont attendu à l’extérieur pour cinq minutes et que ce n’était que de bruyantes conversations et qu’ils ne pouvaient rien y faire.»

«Si c’était de la musique, ils serait entrés. Pas de musique, pas d’avertissement», a-t-il ajouté.

Actions de la Ville

Lac-Brome compte regarder toutes ces options et agir en conséquence.

«On a contacté le propriétaire, on lui a écrit une lettre, a affirmé le maire de Lac-Brome, Richard Burcombe. Je suis convaincu que tous les conseillers comprennent la situation et certainement nous comprenons pourquoi la Sûreté du Québec a émis un avertissement. Nous allons voir ce que nous pouvons faire parce que cette situation pourrait perdurer tout l’été.»

La Ville a adopté en 2015 son règlement concernant la paix, l’ordre et les nuisances. On peut d’ailleurs y lire que le «fait, par quiconque, dont le propriétaire, le locataire, le gestionnaire, l’usager ou l’occupant d’un immeuble de faire, laisser faire ou permettre qu’il soit fait du bruit en contravention avec l’une ou l’autre des dispositions du présent chapitre constitue une nuisance et est prohibé par le présent règlement». Plus spécifiquement, il y est indiqué qu’il est interdit de faire du «bruit susceptible de trouver la paix, la tranquillité, le confort, le repos, le bien-être ou de nature à empêcher l’usage paisible de la propriété d’un ou de plusieurs citoyens».

S’il n’est pas souligné spécifiquement qu’il est défendu de faire du bruit à l’intérieur d’une propriété, deux exemples sont cités dans lesquels il est souligné que le bruit est interdit durant la nuit, qui est définie de 21h à 7h.

Ailleurs

Certaines villes ont agi notamment en limitant les résidences de tourisme à certains secteurs.

C’est le cas de l’arrondissement de Ville-Marie, au centre-ville de Montréal, qui n’autorise qu’à une portion des résidences de la rue Sainte-Catherine l’obtention d’une attestation, qui permet au propriétaire de transformer son logement en hébergement touristique.

Le Journal Le Guide a tenté d’entrer en contact avec les propriétaires du chalet, sans succès.

 

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