Les acteurs des systèmes électroniques se réunissent pour lancer l’ISEQ

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Par Xavier Demers
Les acteurs des systèmes électroniques se réunissent pour lancer l’ISEQ
Ottawa et Québec ont annoncé des investissements massifs pour la mise en œuvre du plan d’action de l’ISEQ, au C2MI, à Bromont. (Photo : Le Guide - Xavier Demers)

INDUSTRIE. Des acteurs de l’industrie des systèmes électroniques étaient réunis vendredi au C2MI, à Bromont, pour annoncer le lancement d’un pôle d’excellence de l’industrie des systèmes électroniques du Québec (ISEQ), qui visera, entre autres, à tisser des liens entre les entreprises du secteur et faire rayonner la province à l’international.

«Depuis trois ans et demi à quatre ans, on a créé ce qu’on a appelé la table de concertation, un beau terme pour dire qu’on s’est réunis et qu’on a regardé ce qu’on pouvait faire, a relaté le président-directeur général du C2MI et président du conseil d’administration de l’ISEQ, Normand Bourbonnais. On s’est mis d’accord sur un plan stratégique afin de savoir ce qu’on voulait qui arrive avec l’industrie de l’électronique. L’industrie de l’électronique est embarquée, ce que ça veut dire, c’est que ce n’est pas un produit par lui-même. Vous allez avoir un métro, un téléphone cellulaire, un équipement de santé, mais derrière, sous-jacent, il y a toujours de l’électronique. Basé sur ça, on s’est rendu compte que l’industrie était méconnue à bien des égards, malgré le fait qu’elle est aussi importante que l’aérospatiale au Québec.»

Le directeur général de l’ISEQ, Earl Laurie, explique qu’à l’heure actuelle plusieurs entreprises travaillent en silo et pourraient profiter de meilleurs échanges.

«Notre mission, c’est de faire du réseautage, des collaborations entre nos membres et créer une marque de commerce au Québec, a expliqué M. Laurie. Nous, on ne fait pas des cellulaires, on fait la technologie dans les cellulaires. On a besoin de faire une autoroute transversale pour tous les services verticaux, le médical, la défense, l’aéronautique, et qui connectent un peu mieux qu’aujourd’hui. Des fois, il peut y avoir une technologie dans un panneau, qui peut servir dans un autre domaine complètement.»

«On fait partie des télécommunications, du transport, de la santé, de l’agroalimentaire, on est partout, a ajouté M. Bourbonnais. On a des entreprises spécialisées dans un secteur, mais que leur technologie pourrait être adéquate dans d’autres secteurs. Ça, c’est un des rôles que l’ISEQ va jouer, ce maillage-là entre tous les verticaux économiques.»

L’ISEQ aura des directions régionales dans la Capitale-Nationale, au nord de Montréal et en Mauricie en plus de son siège social à même le C2MI.

Investissements gouvernementaux

Les gouvernements fédéral et provincial ont d’ailleurs injecté des sommes avoisinant 1,3 M$ pour la mise en place du plan d’action de l’ISEQ, une initiative dont le coût est évalué à 2,38 M$.

Ottawa investit 450 000 $, via Développement économique Canada par le Programme de développement économique du Québec.

Le ministère de l’Économie et de l’Innovation a alloué une somme de 750 000 $ du Programme d’appui au développement des secteurs stratégiques et des créneaux d’excellence alors que le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation octroie une subvention de 135 000 $ par le Fonds d’appui au rayonnement des régions.

«Je pense qu’on a dit à quel point c’est un secteur qui est à la base de tout, a affirmé la députée provinciale de Brome-Missisquoi, Isabelle Charest. On faisait l’illustration que c’est la structure d’à peu près tout ce qu’on a, que ce soit dans les télécommunications ou peu importe, l’électronique en fait partie. C’est une façon de positionner le Québec de façon positive. S’il y a une portion de ce développement-là qui se fait dans ma circonscription, j’en suis particulièrement satisfaite.»

«Il y en a deux parcs de haute technologie au Québec, à Ville Saint-Laurent et ici, à Bromont, a ajouté le député fédéral de Brome–Missisquoi, Denis Paradis. Je pense que ce qui est important, c’est qu’on continue à donner ce dynamisme-là qui existe déjà à Bromont.»

L’industrie des systèmes électroniques au Québec représente environ 5,5 G$ et emploie pas moins de 47 000 personnes.

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