Grand McDon: Simon Bédard raconte son combat contre la leucémie

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Par Xavier Demers
Grand McDon: Simon Bédard raconte son combat contre la leucémie
Simon Bédard a terminé ses traitements contre la leucémie en octobre. (Photo : Le Guide - Xavier Demers)

RÉTABLISSEMENT. Un jeune Cowansvillois de 16 ans, Simon Bédard, est la nouvelle tête d’affiche de la publicité pour le Grand McDon, au profit de l’Œuvre des Manoirs Ronald-McDonald, qui se tient le 8 mai. Le jeune homme a récemment combattu la leucémie, une maladie qui l’a fait sombrer jusqu’à en y perdre le goût de vivre.

La mère de Simon, Mélanie Grignon, est déménagée avec deux de ses enfants, Simon et Myriam-Fée, à Cowansville en juillet 2016. Simon, alors âgé de 13 ans, commence à se sentir moins bien.

«On a passé l’été à se promener un peu, on voyait Simon qui maigrissait, qui devenait de plus en plus vert, de plus en plus gris, explique Mme Grignon. Il avait de la difficulté à marcher, nous, on ne savait pas comment gérer ça. Il y avait de la peur aussi, on ne voulait pas savoir finalement. On n’était pas prêts à savoir ce qu’il pouvait avoir.»

«Il y a des journées où je n’avais rien du tout, je pouvais courir, j’allais super bien, ajoute Simon. Le lendemain, j’avais super mal, je ne pouvais pas marcher, je me sentais super faible. C’était aléatoire aussi.»

Au départ, la famille croyait qu’il s’agissait possiblement d’un impact du déménagement, eux qui habitaient avant à Labelle, dans les Laurentides.

«Le fait qu’on déménage, on s’est dit qu’il faisait peut-être une dépression, il quitte ses amis, il part dans une nouvelle ville, il quittait son grand frère, son père, son autre sœur, raconte Mme Grignon. Ç’aurait pu être n’importe quoi, on aurait pu trouver une panoplie de raisons.»

Après quelques jours d’incertitude, Mélanie Grignon décide d’amener son fils consulter un médecin à une clinique, située à deux pas de leur résidence.

«On était juste rendus à mi-chemin entre les deux, Simon s’assoit et me dit qu’il ne pourra pas se rendre, relate-t-elle. Je ne comprenais pas. Je suis rentrée à la clinique et j’ai demandé à prendre rendez-vous.»

Les médecins de la clinique lui ont fait passer une prise de sang.

«Du moment où l’aiguille est rentrée dans sa veine, je me suis mise à pleurer et là, je le savais, rapporte Mme Grignon. Je me suis dit que c’est grave. À ce moment-là, j’étais prête.»

Simon faisait une anémie sévère. La clinique les a donc référés à l’hôpital Brome-Missisquoi-Perkins pour une transfusion avant de le transférer à l’hôpital Sainte-Justine. C’est alors que le diagnostic est tombé. Leucémie.

«Tous les médecins sont entrés avec leurs blouses blanches et nous ont annoncé ça, comme ça, rapporte Mme Grignon. Votre fils a une leucémie, c’est très grave, on va commencer les traitements de chimio tout de suite.»

Épreuves douloureuses

Si le choc du diagnostic a été difficile, les mois de traitement qui se sont ensuivis ont été particulièrement éprouvants.

«En janvier 2017, j’étais en externe, explique Simon. Ma mère me donnait la chimio. Quand on est venus pour notre routine à l’hôpital, mes globules blancs, mes plaquettes, mon hémoglobine étaient trop bas. Ils m’ont donné des poches de sang et de plaquettes. Il y avait des bactéries dans les transfusions.»

«Il a été hospitalisé pendant 40 jours, ajoute Mme Grignon. Ça a été plus difficile ces 40 jours-là que son premier mois. Il était rendu trop faible pour la chimio.»

C’est à ce moment que le moral de Simon est tombé au plus bas.

«J’ai décidé que j’allais pas mal mourir, affirme-t-il. J’ai littéralement pensé que j’allais mourir et j’étais prêt.»

«Un moment donné, il me dit à l’hôpital qu’il se sentait tellement faible, relate sa mère. Il avait arrêté de manger pendant 14 jours. Je lui ai dit que, s’il voulait mourir, et il n’arrêtait pas d’en parler, ça ne se fera pas à l’hôpital.»

«Grâce à ce truc-là, j’ai commencé à manger et à me sentir bien. J’ai eu un but», indique Simon.

Ça fait maintenant plus de six mois que Simon a arrêté ses traitements. Malgré le fait qu’il ait raté une bonne partie de ses deux dernières années scolaires, il est toujours étudiant en 4e secondaire à l’école Massey-Vanier et semble en pleine forme.

«Je suis complètement rétabli, déclare le jeune homme. Mon dernier traitement était en octobre. On allait à tous les mois pour des suivis, mais maintenant, c’est aux deux mois.»

«Il veut vivre. C’est beau. Parce que même s’il a traversé la leucémie, il lui reste encore des défis. La vie ne s’arrête pas là!», ajoute Mme Grignon.

Grand McDon

Simon a pu bénéficier de 61 jours au Manoir Ronald McDonald pendant ses traitements.

Le 8 mai, un dollar est remis à l’œuvre des Manoirs Ronald McDonald et à d’autres organismes de charité qui viennent en aide aux enfants à l’achat de chacune des boissons chaudes McCafé, sandwichs Big Mac ou repas Joyeux Festin vendu au pays.

Les 15 Manoirs Ronald McDonald, les 16 Salles familiales et la Clinique mobile Ronald McDonald soutiennent plus de 25 000 familles de 1 800 collectivités chaque année.

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