La miellerie Les Trois Acres reprend du poil de la bête

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Par Xavier Demers
La miellerie Les Trois Acres reprend du poil de la bête
Après avoir perdu plus de 80 % de ses abeilles l’an dernier, la miellerie Les Trois Acres s’attend à une bien meilleure année cette fois-ci. (Photo : Gracieuseté)

PRODUCTION. La miellerie Les Trois Acres de Dunham connaît des jours nouveaux après avoir goûté à une controverse et à une attaque de mites. En 2019, pas de maladie pour les abeilles, mais les propriétaires souhaitent que le temps chaud finisse par arriver.

«Les abeilles sont sorties en bonne santé, il faut juste qu’il fasse chaud! a déclaré l’une des propriétaires de la miellerie, Liliane Morel. Avec la température comme ça, la miellerie n’est pas là. Les abeilles ne sortent pas vraiment quand il fait froid. Il n’y aura pas une grosse récolte s’il continue de faire froid, ça, c’est certain. Les abeilles vont bien, mais si elles n’ont pas beaucoup de nourriture, ce ne sera pas mieux non plus.»

Si la récolte de miel de printemps risque d’être quasi nulle, Mme Morel considère que les choses pourraient s’améliorer rapidement.

«À peu près, 17 ou 18°C, c’est correct avec un peu de soleil, a-t-elle soutenu. Ça fait deux semaines qu’il pleut, qu’il ne fait pas beau et qu’il fait froid, donc tout ce qu’elles ont récolté, elles le consomment. Nous, on ne prend que le surplus. Le pissenlit est quasiment fini donc le miel de printemps, soit il n’y aura pas de récolte ou il n’y en aura pas beaucoup. Je ne peux pas croire que ça va continuer comme ça pour tout le mois de juin. Même pour les jardins, les maraîchers, ça ne pousse pas beaucoup parce qu’il fait froid. C’est un cercle vicieux pour tout le monde.»

Les deux dernières années ont été particulièrement éprouvantes pour l’apicultrice et son conjoint, Stephen Crawford, qui gèrent la miellerie. L’an dernier, entre 80 % et 90 % de leurs abeilles ont été décimées par des mites.

«Quand tu te réveilles, c’est comme si tu allais à l’épicerie et qu’il y avait seulement des œufs et du pain, a comparé Mme Morel. Le restant, il ne reste plus rien. Avec la perte qu’on a eue, on n’aurait pas pu passer l’année encore. À l’heure actuelle, quand la population est élevée, on a environ 80 000 abeilles durant l’été dans une ruche. En ce moment, on en a 60 ou 70 000 qui vont produire cet été. L’idéal, d’ici une couple d’années, c’est d’être rendus à 200 000. On veut au moins remonter à 120 000, comme on était avant.»

Les propriétaires de la miellerie, qui célèbrera son 30e anniversaire l’an prochain, ont reçu une belle vague de support de la part de la population pour pouvoir passer à travers cette épreuve.

Cette attaque-surprise faisait suite à une autre année difficile en 2017 quand les propriétaires se sont défendus bec et ongles à réfuter des allégations de sucre ajouté dans leur miel d’été provenant du magazine <@Ri>Protégez-vous<@$p>. Cette année, ce n’est que mère Nature qui pourrait jouer les trouble-fête. Un bon mélange de pluie et de chaleur constitue la recette idéale pour maximiser la production, selon Liliane Morel.

«L’an passé, l’automne était sec, ce n’était pas mieux. On n’a pas le contrôle sur mère Nature, non plus!»

Projets

Les travaux pour compléter l’agrandissement de la miellerie vont bon train.

Il y a deux ans, les propriétaires ont entamé la construction d’une nouvelle miellerie sur deux étages, de 52 pieds par 64 pieds. Cette nouvelle construction permettra également l’agrandissement de la boutique de l’entreprise.

«On en est à la finition, l’extérieur est tout fait. On a fait environ 80% des travaux», a rapporté Liliane Morel.

L’an dernier, la miellerie s’est inscrite à Airbnb Expérience, lui permettant d’apparaître dans les suggestions des touristes qui ont fait affaire avec Airbnb pour louer un espace dans la région.

L’apicultrice souligne que l’expérience a été un vif succès et espère que le succès se poursuive.

«Les samedis et les dimanches, on prend jusqu’à six personnes, on les habille dans des habits d’apiculture. Stephen leur montre la vie des abeilles, ouvre des ruches, leur fait tenir des cadres, cherche la reine. Après ça, il les amène dans la salle d’extraction pour montrer comment c’est fait. Ça dure environ deux heures et demie, trois heures. Les gens apprécient vraiment.»

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