Cap sur l’Allemagne pour la cycliste de Sutton Lily Plante

Photo de Xavier Demers
Par Xavier Demers
Cap sur l’Allemagne pour la cycliste de Sutton Lily Plante
La cycliste de Sutton, Lily Plante, participera à ses premiers championnats du monde, elle qui n’en est qu’à sa troisième saison de compétition en cyclisme sur piste. (Photo : Michel Guillemette)

CYCLISME. La Suttonaise Lily Plante s’envolera début août vers Francfort-sur-l’Oder, en Allemagne, pour participer aux Championnats du monde de cyclisme sur piste juniors, une toute première expérience à une telle compétition pour elle. Elle prendra part à l’épreuve de poursuite par équipe en Allemagne.

«J’ai fait des courses internationales [à la Coupe des nations] en avril en Hollande, mais sur route, a relaté la cycliste de 18 ans. C’était ma première expérience internationale. Là, ça va être ma première expérience en piste aussi grosse.»

La jeune cycliste a reçu son laissez-passer pour l’événement lors du camp de sélection, à la suite de tests physiques et de course. Elle avait auparavant été sélectionnée pour participer au camp après les Championnats canadiens juniors de cyclisme sur piste au mois d’avril dernier. Elle avait terminé au cinquième rang en poursuite individuelle, avec un temps de 2 min 32,426 s.

«Je n’ai pas vraiment d’objectif précis, je veux surtout être fière de ce que j’ai accompli puisque ça va être la première fois que je me mesure à des gens d’ailleurs, a-t-elle déclaré. Je ne sais vraiment pas à quoi m’attendre non plus. Les coéquipières qui vont être avec moi sont un peu plus fortes que moi. Pour moi, ça va être de l’adaptation, mais avec l’entraînement que j’ai fait, je suis vraiment bien préparée et je suis sûre que ça va super bien aller.»

Pour l’épreuve de poursuite par équipe, l’unité est clé pour obtenir de bons résultats.

«Ce qui est important, c’est la cohésion dans l’équipe puisque si une fait moins bien, ça nuit à toute l’équipe, a soutenu Lily Plante. C’est une épreuve vraiment technique.»

D’ici à la compétition, la cycliste a quitté avec l’équipe nationale pour un camp d’entraînement, qui se poursuivra jusqu’au 8 août.

Débuts en cyclisme

Si Lily Plante amorce sa carrière à l’international en cyclisme, ça ne fait pas si longtemps que ça qu’elle prend part à des compétitions dans ce sport.

«Je fais du vélo de compétition depuis trois ans seulement, a-t-elle confié. Quand j’étais petite, je détestais le vélo. Mon père est un ancien athlète en cyclisme et il voulait me faire faire du vélo, mais moi, je haïssais ça. J’étais nageuse avant, j’ai nagé pour le club de Cowansville pendant huit ans. J’ai arrêté en 2016 pour transférer au vélo à cause des Jeux du Québec.»

C’est vraiment à partir de ce moment-là que le cyclisme a pris une place très importante dans la vie de la jeune athlète.

«Aux Jeux du Québec, j’ai fait sauvetage sportif en 2014, ski de fond en 2015 et en 2016, à Montréal, j’ai fait du vélo de route, a-t-elle raconté. C’est à partir de ce moment-là que j’ai commencé à adorer le vélo. La piste, aussi, j’ai commencé en 2016. Les Jeux du Québec ont changé les âges de sélection pour la natation, moi, j’étais d’un an trop vieille, donc je ne pouvais plus y aller. Je voulais quand même y participer et, puisque j’ai quand même des qualités de sport en général et que je faisais du vélo, je me suis dit que j’allais essayer. J’ai été sélectionnée et j’ai vraiment eu la piqûre. Depuis ce temps-là, je m’entraîne six jours par semaine.»

Défis au Québec

Puisque le Québec n’a pas encore de vélodrome couvert, les cyclistes doivent s’entraîner à l’extérieur de la province pour une bonne portion de l’année.

«Au Québec, notre désavantage, c’est de ne pas avoir de vélodrome couvert, mais là, ça va arriver bientôt avec le vélodrome à Bromont, a souligné Lily Plante. Le fait que les Québécois, on n’ait pas la chance de pratiquer beaucoup, ça fait que j’ai passé presque tout mon hiver à Milton, en Ontario, à faire des camps d’entraînement. Je suis allée aussi en Floride avec l’équipe du Québec m’entraîner là-bas.»

Lily Plante en est à sa dernière année avant de faire le saut chez les séniores.

«Dans la catégorie séniore, il y a la catégorie U23, qui est de 18 à 23 ans, a-t-elle expliqué. Il y a quand même un gros écart. Je sais que cette année, c’est l’année où je peux vraiment me démarquer. Pour les prochaines années, je pense que je vais rester un peu plus dans l’ombre.»

Lily Plante est actuellement inscrite en sciences humaines profil individu pour devenir, un jour, psychologue sportive.

«Idéalement, dans le meilleur des mondes, j’aimerais participer aux Jeux olympiques, mais je ne sais pas si ça serait en 2024 [à Paris] ou en 2028 [à Los Angeles]», a-t-elle conclu.

Partager cet article

Leave a Reply

avatar
  Subscribe  
Me notifier des