Le Camp Garagona inaugure son nouveau pavillon des arts

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Par Xavier Demers
Le Camp Garagona inaugure son nouveau pavillon des arts
Le nouveau pavillon des arts du Camp Garagona portera le nom de Pavillon du Dr William Barakett, en l’honneur du Dr William Barakett, décédé il y a trois semaines et très impliqué dans la collecte de fonds pour l’Association Garagona. (Photo : Le Guide - Xavier Demers)

COMMUNAUTÉ. Quelques jours après son 50e anniversaire, le Camp Garagona a dévoilé son tout nouveau pavillon des arts, qui servira aux utilisateurs du camp, en majorité des adultes atteints de déficience intellectuelle.

«C’est notre espace à la base de nos activités récréatives du camp, a affirmé le directeur général de l’Association Garagona, Nicholas Brien. Les gens qui viennent sont des adultes atteints de déficience intellectuelle et la créativité, les projets créatifs, ils sont polyvalents, on peut les adapter aux capacités de chacun. Que ce soit de la musique, du théâtre, de l’art plastique, de la danse, du mouvement, on fait toute sorte de choses avec le centre d’art.»

Les arts sont une partie intégrante des activités du camp, a soutenu M. Brien.

«Ça fait partie de qui Garagona est depuis le début. Les arts, c’est quelque chose dont les gens peuvent retirer une expérience seulement en étant spectateurs aussi. Quand on fait des choses créatives, on peut même rejoindre des gens déficients, qui n’ont pas passé le stade de 18 mois de développement.»

Le pavillon portera le nom du Dr William Barakett, qui s’est beaucoup impliqué dans la collecte de fonds pour l’Association Garagona.

«Quand on a fait l’inauguration du pavillon principal en 2015, Dr Barakett était là dans l’arche et regardait vers où se trouve le pavillon des arts, a raconté M. Brien. Ce qui avait devant lui, c’était de vieux bâtiments en contreplaqué qui étaient délabrés et qui manquaient d’investissements. Il était dos au pavillon pour lequel il avait collecté les fonds et il a déclaré que le pavillon des arts, c’était le prochain projet à faire! Avant qu’on ait fini les allocutions, il y avait déjà 30 000$ de fonds promis pour ça. Il fallait que ce soit le pavillon Barakett.»

«Cette décision a été prise longtemps avant la maladie de Bill et son décès, j’aurais souhaité qu’il puisse être avec nous aujourd’hui pour apprécier le fruit de ses efforts à amasser des fonds pour une cause qui lui tenait à cœur, a déclaré la présidente des Maisons Butters, propriétaires du site, Louise Yelle. C’est dommage qu’il n’ait pas vu l’achèvement du projet qu’il avait commencé.»

Des jeux d’eau ont aussi été construits avec une œuvre d’art, un poisson avec un balbuzard, faite par l’artiste Guillaume Boudrias-Plouffe.

«Cette sculpture, nommée La champelure à plume, était exactement ce que nous recherchions, a expliqué Mme Yelle. On a même fait participer les clients du camp à la confection de la sculpture en mettant leurs empreintes digitales dans le moule du poisson.»

Projets futurs

D’autres projets d’investissements dans les infrastructures sont dans les cartons, entre autres, celui de l’installation d’un ascenseur dans le pavillon principal.

«Comme tout projet n’est jamais complétement terminé, nous allons avoir dans les mois à venir à continuer nos recherches de fonds afin de se procurer un ascenseur, a indiqué le président de l’Association Garagona, Jacques Yelle. La bâtisse qu’on a faite est très belle, on a une cage d’ascenseur, mais pas d’ascenseur à l’intérieur. C’est entre 125 000 $ et 130 000 $ qui ne sont pas disponibles actuellement. Aussi, nous prévoyons que la piscine, qui a plusieurs années d’existence, soit remise à neuf.»

«Il y a des projets d’investissements en capitaux qui s’en viennent, mais à l’interne de Garagona, ce n’est pas notre seule préoccupation, on travaille beaucoup le déploiement de programmes, a ajouté Nicholas Brien. On reçoit de plus en plus d’enfants autistes dans nos services aussi avec notre clientèle existante à long terme d’adultes atteints de déficience intellectuelle.»

50e du Camp

Le Camp Garagona a célébré il y a quelques jours son 50e anniversaire d’existence, son 49e à Frelighsburg. Selon Nicholas Brien, ce qui a permis la longévité du camp est l’effort acharné des bénévoles du conseil d’administration qui ont tenu à bout de bras le camp durant toutes ces années.

«Il y avait des bénévoles qui n’ont pas lâché, ils ont été têtus, ils ont insisté que ça reste ouvert, a affirmé M. Brien. Il n’y avait pas de directeur général avant 2000. Ce sont tous des bénévoles du CA qui faisait l’inscription, les demandes de financement. On a pu professionnaliser les services. On cherche maintenant à rajouter des professionnels dans notre équipe permanente, des éducateurs spécialisés, des travailleurs sociaux.»

Des défis restent encore à accomplir, entre autres, pour l’accompagnement des familles.

«Les gens qui viennent pour nos services sont souvent épuisés, on aimerait les aider davantage pour prévenir l’épuisement et faire partie de la solution sans que ça leur coûte les yeux de la tête, a déclaré M. Brien. Avoir un enfant handicapé, ça implique souvent qu’un parent sur deux doit quitter son emploi. On essaie de trouver la solution pour faire baisser le prix pour les familles. Ça coûte beaucoup et les employés sont presque tous payés au salaire minimum.»

Ce sont environ 500 personnes provenant de tout le sud du Québec qui obtiennent pour des services d’hébergement à Garagona. Il y a les camps d’été, qui sont là depuis 50 ans, et des camps de fin de semaine depuis les années 2000.

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