Gazoduc TQM veut installer une station de compression de gaz naturel à Bromont

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Par Xavier Demers
Gazoduc TQM veut installer une station de compression de gaz naturel à Bromont
Gazoduc TQM a tenu une séance d’information, lundi, à l’Hôtel St-Martin, de Bromont (Photo : Le Guide - Xavier Demers)

ÉNERGIE. Afin de renforcer son réseau d’approvisionnement de gaz naturel, Gazoduc Trans Québec & Maritimes (TQM) désire installer une station de compression à Bromont, sur une partie de propriété au nord du chemin Bergeron. Il s’agit du plan B du projet, évalué à environ 103 M$, qui avait d’abord été conçu pour Granby, un peu plus à l’ouest.

Selon TQM, la station de compression était devenue nécessaire pour «répondre à la demande de gaz naturel» pour les régions de l’Estrie et de la Montérégie.

«En ce moment, on a plusieurs clients dans la région et on estime, qu’avec le développement futur, on va avoir des problèmes de capacité, a indiqué la porte-parole de TQM, Catherine Houde. Comme on fonctionne, on ne rajoute pas vraiment de tuyaux quand on renforce notre système, mais on peut le faire avec de la compression tout simplement pour l’amener en fin de réseau.»

Le promoteur est toujours en attente d’approbation des organismes gouvernementaux. Selon l’échéancier présenté lors de la soirée d’information à l’Hôtel St-Martin, à Bromont, la construction devrait débuter à l’été ou à l’automne 2021 pour une mise en service à l’automne 2022.

«C’est un projet qui est régi par la Régie de l’énergie du Canada [anciennement l’Office national de l’énergie], a souligné le directeur de projets chez Gazoduc TQM, Ronald Haddad. Il y a aussi une demande de certification d’autorisation au ministère de l’Environnement qui a été déposé et une demande à la Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ).»

La station de compression à Bromont est l’une des composantes d’un projet majeur, qui compte également sur l’ajout d’une unité de compression à Saint-Philippe, d’une nouvelle interconnexion à Saint-Basile-le-Grand et d’un transfert d’actifs dans le secteur de Sabrevois, près de Saint-Jean-sur-Richelieu.

Bruits et impacts environnementaux

Gazoduc TQM a commandé deux études d’impact sur le bruit et l’impact environnemental du projet.

«Au niveau du bruit, la simulation, avec les mesures d’atténuation qui ont été mises en place, il n’y aura pas d’impact nécessairement pour les personnes aux environs, a affirmé Ronald Haddad. Les propriétaires les plus proches sont assez loin.»

Du point de vue environnemental, lors des inventaires terrains, des milieux humides ont été découverts sur le site.

«Pour Bromont, ce sont vraiment des effets faibles qui ont été évalués pour les activités agricoles, la perturbation des sols, l’émission des gaz à effet de serre, l’augmentation locale du bruit, les infrastructures et les services ainsi que le paysage, a relaté la chargée de projet chez Groupe UDA Conseil, qui a réalisé l’étude environnementale, Annabelle Landry. Pour les effets considérés de faibles à moyens, on parle de perte et de perturbation de milieux humides, de perte de végétations et de perte d’habitat faunique. À la base dans les données existantes, il n’était pas supposé y avoir de milieux humides. Il y avait déjà eu des recherches pour trouver le site de moindre impact. C’est vraiment lors des inventaires terrains qu’on a identifié des milieux humides.»

«Le terrain qui a été choisi est zoné vert, mais ce n’est pas un terrain qui est cultivé, a ajouté M. Haddad. C’est un terrain boisé en temps normal. La section du terrain qu’on a acquis, qu’on va utiliser, a été choisie pour limiter l’impact sur les milieux humides, étant donné qu’il y a une érablière mature sur le terrain.»

L’impact visuel a également été limité grâce à une bordure d’arbres, de sorte que la station d’approvisionnement ne sera pas visible du chemin Bergeron ni de la piste cyclable à proximité.

Granby

Au départ, le projet devait se faire à Granby, un peu plus à l’ouest vers le boulevard Pierre-Laporte.

«À la suite de discussions avec la Ville [de Granby], on a compris qu’il y avait des projets potentiels dans ce secteur-là, a affirmé Ronald Haddad. Dans ce temps-là, nous, on est allés regarder du côté de Bromont.»

La construction de la station de compression à Granby avait suscité des remous, en novembre 2018, quand des citoyens du secteur visé avait exprimé leurs préoccupations, entre autres, pour ce qui est des coûts d’assurance, de l’évaluation foncière, l’impact à la revente des propriétés à proximité, le bruit et les risques environnementaux.

Voilà ce à quoi pourrait ressembler la station de compression à Bromont, sur un terrain de 165 m par 200 m (Photo : Gracieuseté/Gazoduc TQM)
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