Nouvelle ressource pour la centaine d’enfants de Brome-Missisquoi étudiant à la maison

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Par Claude Hebert
Nouvelle ressource pour la centaine d’enfants de Brome-Missisquoi étudiant à la maison
Le RePaire met notamment une salle d'art à la disposition des enfants. (Photo : Gracieuseté - Stéphanie Desranleau photographe)

ÉDUCATION. Une nouvelle ressource communautaire est maintenant disponible sur le territoire de Brome-Missisquoi pour les parents qui choisissent d’éduquer leurs enfants à la maison. Il s’agit de l’espace collectif Le RePaire.

Cette entreprise d’économie sociale, mise sur pied à l’initiative de Stéphanie Martin-Gauthier, a nécessité deux ans de planification.

«Les 18 premiers mois ont été consacrés à la recherche et au développement du projet. Il a ensuite fallu rédiger un plan d’affaires, réaliser une étude de marché et trouver des locaux», résume Mme Martin-Gauthier, présidente du conseil d’administration de la nouvelle ressource.

Les installations du RePaire sont situées au sous-sol de la maison communautaire de Farnham et sont accessibles aux familles depuis samedi dernier.

«L’aménagement des locaux, d’une superficie de 800 pi2, a été pensé en fonction de la clientèle. On y trouve une cuisine, une salle à manger, une bibliothèque, une salle pour la création libre et une grande salle pour la lecture, les ateliers, les rencontres et les jeux éducatifs», précise l’instigatrice du projet.

Les administrateurs du RePaire sont par ailleurs à la recherche de panneaux acoustiques et d’instruments pour l’aménagement d’une salle de musique.

Socialisation

Le RePaire s’est donné pour mission d’offrir un lieu rassembleur qui favorisera le regroupement des personnes, le partage des connaissances et l’accomplissement de soi.

«Notre centre permettra aux enfants et à leurs parents de briser leur isolement , d’échanger sur leur vécu et de prendre à des activités complémentaires au programme scolaire offertes par des bénévoles. Une journée hebdomadaire – le lundi – sera également dédiée aux adolescents de 12 ans et plus», explique Mme Martin-Gauthier.

Les installations seront accessibles quatre jours/semaine, soit du lundi au jeudi de 10h à 16h. Les familles intéressées pourront s’y présenter une ou plusieurs journées par semaine selon leurs attentes et leurs besoins. Diverses modalités de paiement sont prévues (abonnement annuel, cartes de cinq, dix ou vingt visites). Le centre a également développé un système d’engagement participatif qui permet aux utilisateurs d’obtenir un rabais en offrant un peu de leur temps libre.

«Il faut bien comprendre que notre entreprise d’économie sociale ne bénéficie d’aucune subvention et se doit d’aller chercher un minimum de revenus. On dépend uniquement de nos membres pour faire fonctionner le centre», prend soin de rappeler la présidente du conseil d’administration.

Clientèle

Yvon Magnette, orthopédagogue de formation et vice-président du RePaire, signale que la scolarisation à la maison est en hausse constante depuis deux décennies.

«Dans les années 2000, seulement quelques centaines d’enfants québécois faisaient de la scolarisation à la maison. Leur nombre s’élève aujourd’hui à 3500», ce qui représente entre 1 % et 2 % de la clientèle d’âge scolaire. Le pourcentage est assez similaire dans les autres provinces canadiennes et à l’étranger. Aux États-Unis, on parle plutôt de 2 % à 3 %, précise-t-il.

Une étude de marché réalisée pour le compte du RePaire a permis de répertorier 150 familles de Brome-Missisquoi et de la Haute-Yamaska faisant de l’éducation à domicile.

«Dans Brome-Missisquoi, on dénombre 99 enfants qui étudient à la maison. J’ai moi-même quatre enfants de 7 à 11 ans et je m’occupe de leur scolarisation depuis déjà quatre ans», ajoute Mme Martin-Gauthier.

Le RePaire adhère à l’Association québécoise de l’éducation à domicile (AQED) et est administré par un conseil d’administration de sept personnes qui jouent également le rôle de parents éducateurs.

La Direction de l’enseignement à la maison (DEM), qui relève du ministère de l’Éducation, reçoit les enfants en entrevue à la mi-année. En fin d’année, ces derniers doivent également se prêter à une évaluation qui peut être faite par le DEM, une commission scolaire, une école privée ou divers autres intervenants. À compter de 2020-2021, les jeunes auront également l’obligation de réussir les examens du Ministère.

«Le Québec est le plus exigeant des gouvernements nord-américains au niveau du suivi. Aucune autre province ni État américain n’impose un examen du Ministère sur une base obligatoire», indique M. Magnette

 

LES ADMINISTRATEURS DU REPAIRE

. Stéphanie Martin-Gauthier, de Brigham

. Yvon Magnette, de Waterloo

. Maryline Brady, de Cowansville

. Geneviève Nadeau-Millette, de Bedford

. Sarah Leclerc-Gendron, de Dunham

. Amélie Laguë, de Saint-Jean-sur-Richelieu

. Un poste à combler

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