Décès de Riley Fairholm à Lac-Brome: pas d’accusations contre la SQ

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Par Eric Patenaude
Décès de Riley Fairholm à Lac-Brome: pas d’accusations contre la SQ
C'est le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) qui a fait la lumière sur cette intervention policière à Lac-Brome au cours de laquelle un adolescent de 17 ans a été atteint mortellement par une balle tirée par un agent de la SQ. (Photo : Journal Le Guide-archives)

FAITS DIVERS. Le directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) ne déposera aucune accusation dans le dossier de l’enquête sur la mort de Riley Fairholm, 17 ans, survenue lors d’une intervention de la Sûreté du Québec (SQ) à Lac-Brome, le 25 juillet 2018.

Le DPCP en est venu à cette conclusion après avoir analysé le rapport du Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) qui a été chargé de faire la lumière sur cette opération policière qui a mal tourné.

«L’analyse de la preuve ne révèle pas la commission d’une infraction criminelle par les policiers de la SQ», peut-on lire dans la décision du DPCP.

Dans la nuit du 25 juillet 2018, des policiers de la SQ ont été appelés vers 1h20 dans le secteur du chemin Knowlton et de la rue Victoria à la suite d’un appel logé au 911 faisant état d’un homme armé dans un lieu public. Selon le BEI, une fois sur place, les policiers auraient localisé l’individu dans un stationnement d’un restaurant désaffecté vers 1h43. Les six patrouilleurs attitrés à cette intervention constatent que l’individu tient une arme de poing à la main.

L’un des agents de la SQ entame alors une négociation avec l’adolescent l’invitant à lâcher son arme et «que tout ira bien s’il lâche son arme», lit-on dans le communiqué du DPCP.

Refusant d’obtempérer aux ordres, l’adolescent en crise, qui aurait brandi son arme dans toutes les directions, serait devenu menaçant à l’endroit des policiers.  «Vers 1h44, barricadé derrière son autopatrouille, l’un des policiers fait feu une fois, atteignant ainsi l’homme à la tête. Des manœuvres de réanimation débutent en attendant l’arrivée des ambulanciers. Le décès de l’homme est constaté à 2h32.»

«Dans ce dossier, l’intervention auprès de l’individu était légale. Les policiers devaient procéder à l’arrestation d’un homme armé d’un pistolet marchant dans la rue. La preuve révèle que c’est l’homme lui-même qui a fait l’appel au 911 et l’on doit en conclure qu’il souhaitait la présence des policiers», soutient le DPCP.

Selon le DPCP, «l’emploi de la force par les agents de la paix était justifié. L’analyse de la preuve ne révèle pas, à son avis, la commission d’un acte criminel par les policiers de la SQ impliqués dans cet événement.»

 

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