État d’urgence à Cowansville: «On a pris en charge nos citoyens rapidement et de manière efficace», – Gilles Deschamps

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Par Xavier Demers
État d’urgence à Cowansville: «On a pris en charge nos citoyens rapidement et de manière efficace», – Gilles Deschamps
Une douzaine de personnes ont été hébergées par la Ville de Cowansville après que la rivière Yamaska soit sortie de son lit dans le secteur du boulevard des Vétérans. (Photo : Le Guide - Claude Hébert)

TEMPÊTE. Dame Nature s’est déchaînée vendredi dernier nécessitant l’état d’urgence à Cowansville. Le responsable des mesures d’urgence et directeur du Service de sécurité incendie de Cowansville, Gilles Deschamps, dresse tout de même un bilan préliminaire positif de l’opération qui a exigé l’évacuation de certains résidents victimes d’inondations.

«Ce n’est pas résorbé encore, a noté M. Deschamps. On est encore en mesures d’urgence. Il reste des clients sans électricité. Quand le dernier sera réalimenté, le centre de service sera fermé. À la suite de ça, il restera à faire la réhabilitation de nos équipements et un post mortem sur ce qui s’est bien passé et moins bien passé. Il y a plus de bien que de pas bien. De notre côté, ça a été une belle réussite. On a pris en charge nos citoyens rapidement et de manière efficace.»

Selon l’outil Info-pannes d’Hydro-Québec, encore plus de 700 clients étaient privés d’électricité mardi en fin de matinée, dont presque une soixantaine à Cowansville.

«Toute la Ville a été mise à contribution cette fin de semaine autant les loisirs, la vie communautaire, les travaux publics, l’incendie, la comptabilité, le juridique, l’urbanisme, a ajouté M. Deschamps. Le samedi matin, on faisait les visites avec l’urbanisme pour vérifier l’état des maisons qui avaient été inondées. On a eu des réceptionnistes à l’hôtel de ville de 8h à 20h. Tout le monde a travaillé.»

La Ville était sur le pied d’alerte dès le début de la journée du vendredi, raconte le directeur des incendies.

«On a reçu notre premier appel à 2h19 vendredi matin pour des alarmes, des bris d’arbres et ainsi de suite. On a embarqué nos équipes sur la route tout de suite. Aux deux minutes, on avait un nouvel appel, pas lié aux inondations. Le niveau de l’eau de la rivière était déjà rendu à 1,39 m à 2h du matin. C’est en bas de zéro d’habitude, à -0,25 m à peu près. On a continué de 12 à 14 heures par jour depuis. On a ouvert un centre de coordination des mesures d’urgence. On a ouvert un centre aux sinistrés à la bibliothèque municipale. On a eu l’aide la Croix-Rouge là-dessus. On a dû appeler l’entraide, pour le débordement de la rivière, de Dunham, de Farnham et de Waterloo pour nous aider à gérer la situation. On avait du personnel éparpillé un peu partout en ville et quand ça fait deux ou trois jours, on fait une rotation parce que notre personnel devient fatigué.»

L’eau de la rivière a atteint des sommets qui n’ont jamais été aussi hauts depuis le passage de l’ouragan Irene en 2011. Le débit de la rivière était évalué à 165,38 m3/s, le 1er novembre, à 10h. À titre comparatif, le débit était de 4,63 m3/s 24 heures auparavant.

«Avec la pluie qu’on a eue, c’est entendu que le niveau de la rivière était pour monter, mais jamais aussi vite que ça, a noté M. Deschamps. On a eu à peu près vers 4h, 1,5 m. On a dépêché une équipe sur les lieux pour aviser les citoyens que la rivière montait rapidement et prendre les mesures qui s’ensuivent pour pallier le problème des inondations.»

Le secteur du boulevard des Vétérans ainsi que des rues Jean-Baptiste, Saint-Rémi et Bonnette a dû être évacué. Si certaines personnes sont restées à la maison pour vérifier leurs pompes, une douzaine d’autres ont été hébergées par la Ville à la bibliothèque.

Ce secteur n’est pas en reste du côté des inondations.

«On est appelés là quand le niveau monte à peu près deux à trois fois par année. La dernière fois que ça a débordé, c’est en 2011 lors de l’ouragan Irene. Depuis que je suis pompier, depuis 40 ans, on est peut-être intervenus là huit ou neuf fois pour des inondations, dont deux fois dans la même année.»

«Des tempêtes comme celles-là, ce n’est pas la dernière qu’on va vivre. On a de belles semaines avec rien et d’un coup, on arrive avec une tempête comme ça. On a eu des vents à 108 km/h. Dans la région, on a eu entre 70 et 80 mm de pluie. Il y a des régions plus touchées que nous. Même dans la région, ici, je pense à Sutton, il y a eu des routes à laver. Ici, on n’a pas eu de pont arraché, mais le niveau de la rivière, à cette hauteur-là, je n’ai jamais vu ça», a conclu M. Deschamps.

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