Travailleurs étrangers saisonniers: les producteurs agricoles d’ici soulagés

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Par Claude Hebert
Travailleurs étrangers saisonniers: les producteurs agricoles d’ici soulagés
Les travailleurs étrangers temporaires, une main-d’œuvre essentielle pour les pomiculteurs et producteurs maraîchers du Québec. (Photo : Le Guide - Archives)

AGRICULTURE. Les producteurs agricoles d’ici ont poussé un grand soupir de soulagement en apprenant que le gouvernement Trudeau autoriserait l’entrée au Canada des travailleurs étrangers temporaires.

Les ouvriers agricoles du Mexique, du Guatemala et de la Grenade jouent un rôle de premier plan dans les vergers et à l’usine de transformation de la famille Caron.

Pas moins de 180 des 210 travailleurs de l’entreprise de Frelighsburg proviennent de l’étranger. La durée de leur séjour peut varier de quelques mois à près d’une année.

Un premier groupe de 25 ouvriers agricoles est arrivé dans Brome-Missisquoi à la mi-mars et quittera en novembre. De 15 à 20 employés additionnels devraient se joindre à eux à la fin avril.

Durant la saison froide et à l’arrivée du printemps, la main-d’œuvre étrangère est notamment mise à contribution pour la taille d’hiver, la préparation du terrain et la plantation de pommiers.

«D’autres travailleurs se joindront à nous en août et en septembre pour la cueillette des pommes après avoir travaillé aux bleuets dans la région du Lac-Saint-Jean», signale le copropriétaire de la Maison de la pomme, Réal Caron.

Le pomiculteur se dit heureux de la décision du gouvernement canadien et chanceux de pouvoir compter sur l’arrivée imminente de nouveaux travailleurs étrangers.

«J’étais confiant que les autorités gouvernementales finiraient par comprendre le gros bon sens», indique-t-il.

Avec 750 acres en culture et près de 500 000 pommiers, l’entreprise de la famille Caron peut difficilement se passer de la main-d’œuvre étrangère.

Production maraîchère

Jonathan Rainville, copropriétaire de la ferme maraîchère Le Terroir, applaudit également l’ouverture du gouvernement fédéral envers les travailleurs étrangers temporaires.

«Il est certain que ça enlève beaucoup d’incertitude», précise-t-il.

L’entreprise agricole de Dunham, qui dispose de 220 acres pour la culture des fruits et légumes, mise année après année sur l’apport de la main-d’œuvre ouvrière du Guatemala.

Les ouvriers étrangers arrivent en trois temps – six au début avril, quatre au début mai et les onze autres au début juin – et retournent chez en octobre, après les récoltes.

«Avec les mises à pied qui se multiplient dans plusieurs secteurs d’activités en raison de la crise du coronavirus, les entreprises agricoles auront sans doute accès à une main-d’œuvre locale plus abondante, mais il n’est pas dit que ces travailleurs seront disponibles pour une longue période. Avec les ouvriers étrangers, nous savons davantage à quoi nous en tenir», explique M. Rainville.

Le copropriétaire du Terroir se dit prêt à prendre les mesures nécessaires pour maintenir les travailleurs du Guatemala à l’écart des autres employés et éviter qu’ils aient à sortir de la ferme pour se nourrir.

«Comme ils logent tous au même endroit, ça simplifie grandement les choses», admet le principal intéressé.

Le kiosque à la ferme est présentement fermé et n’ouvrira pas au début avril, contrairement aux années passées. La date d’ouverture n’est toujours pas connue, mais pourrait coïncider avec l’arrivée des premiers fruits et légumes.

«On va prendre des mesures pour rassurer notre clientèle et protéger nos employés contre le coronavirus», assure M. Rainville.

 

MAIN-D’OEUVRE AGRICOLE ÉTRANGÈRE

. 40 000 au Canada

. 16 000 au Québec

. 21 à la ferme Le Terroir (Dunham)

. 180 à la Maison de la pomme (Dunham/Frelighsburg)

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