COVID-19: pas de ruée vers l’alcool selon un sondage

COVID-19: pas de ruée vers l’alcool selon un sondage
(Photo : Journal Le Guide - Archives)

COVID-19. Selon la toute première enquête sur la consommation d’alcool des Québécois depuis le début de la période de confinement, menée par CROP pour le compte d’Éduc’alcool les 4 et 5 avril, une grande majorité (82 %) de Québécois n’a pas augmenté (69 %) voire a même réduit (14 %) sa consommation d’alcool au cours du dernier mois.

«Bien que les premières données venues d’Europe, d’Australie et des États-Unis laissaient présager – voire craindre – que le confinement conduirait à une augmentation spectaculaire de la consommation d’alcool, les Québécois se montrent généralement sages, prudents et disciplinés, même s’ils ne renoncent pas à prendre un verre pour le plaisir. Il faut les en féliciter, il va sans dire. Mais le portrait est perfectible, car il y a encore trop de buveurs qui dépassent les limites recommandées. Cela montre aussi l’importance de notre travail de prévention et nous incite à poursuivre nos efforts de sensibilisation même – et surtout – en temps de pandémie» a souligné Hubert Sacy, directeur général d’Éduc’alcool.

Les Québécois qui ont réduit leur consommation d’alcool expliquent ce changement par le fait qu’ils boivent généralement à l’extérieur dans les bars et les restaurants, ou encore parce qu’ils sont des buveurs sociaux qui ne consomment qu’en compagnie de parents ou d’amis. Ils évoquent aussi la crainte de faire leurs achats dans les magasins. Ils disent également qu’ils ont moins le goût de boire, qu’ils réduisent leurs dépenses ou qu’ils ne veulent ou ne peuvent pas sortir pour se procurer de l’alcool.

Pour leur part, ceux qui ont augmenté leur consommation d’alcool mentionnent entre autres qu’ils ont plus de temps pour consommer, qu’ils s’ennuient et que cela leur permet de réduire le stress ou leur anxiété.

Ce sont surtout les jeunes (moins de 35 ans), les plus fortunés, et ceux qui sont plus affectés psychologiquement par la situation (déprimés, stressés ou tristes depuis le début de l’isolement) qui ont augmenté leur consommation.

 

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