École à la maison et télé-travail: pas simple sans la haute vitesse

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Par Eric Patenaude
École à la maison et télé-travail: pas simple sans la haute vitesse
Le recours à internet en temps de pandémie n'a rien d'une partie de plaisir pour la famille de Catrina Laflamme que l'on voit ici en compagnie de sa fille, Sofia. (Photo : Gracieuseté-Catrina Lachapelle)

COVID-19. Le gouvernement qui prône le télé-travail, le ministère de l’Éducation qui lance un portail d’activités éducatives pour les jeunes du primaire et du secondaire. De bonnes alternatives pour passer au travers de la pandémie. Mais comment poursuivre ses occupations professionnelles et scolaires lorsque le service d’internet haute vitesse n’est pas accessible dans son secteur? Un vrai casse-tête pour Catrina Lachapelle, de Lac-Brome.

Contrôle serré de l’utilisation d’internet, horaire quotidien à suivre, partage des outils technologiques. En temps de pandémie, les visites prolongées et inutiles sur la toile n’ont pas lieu d’être chez Catrina Lachapelle. Quand la haute vitesse ne se rend pas à la maison, chaque minute sur le web compte aux dires de cette mère de trois enfants de 11, 12 et 14 ans.

«C’est bien l’école à la maison avec les technologies et les capsules vidéo qu’envoient les enseignants. Mais chaque vidéo, on s’entend que ça prend quelques gigs (gigaoctets) et on est vite en dépassement. Présentement, la compagnie avec laquelle je fais affaire m’a octroyé un gros 10 gigs supplémentaire pour le mois», raconte la travailleuse autonome dans le domaine de la kinésiologie.

Et le comble du ridicule est qu’à quelques mètres de sa propriété, des résidents de Bromont ont accès à la haute vitesse de Vidéotron.

«Mes factures d’internet dépassent celles d’Hydro-Québec. C’est pas des blagues», déclare la Bromoise qui a fait le choix d’élever sa famille en milieu rural en compagnie de son conjoint lui-même travailleur autonome.

Avec une bonne gestion de la consommation des données, la mère de famille arrive à répondre aux attentes de la famille. Mais il y a un prix à payer parfois.

«Ça peut monter jusqu’à 70 gigs de plus à 4 $ le gig supplémentaire (…).» «Ma facture régulière est au-dessus de 150 $ par mois juste pour l’internet. Mettons qu’on ne s’amuse pas trop sur YouTube», ironise la citoyenne de Lac-Brome.

À quand la fibre optique?

Venue s’établir dans la région de Brome-Missisquoi pour profiter des grands espaces, Mme Lachapelle s’explique encore mal l’absence d’une desserte internet de qualité au 21e siècle.

«Comment ça se fait qu’en Gaspésie, lorsqu’on va en vacances, on ait accès à internet avec la fibre optique? Quand je suis chez nous, je suis limitée. Il faut toujours que je prévoie ce qu’il y a à faire en semaine.»

Du côté de son fournisseur internet, Bell, on lui assure que le déploiement d’un service haute vitesse digne du 21e siècle ne devrait pas tarder. «On me dit que ça s’en vient, qu’ils y travaillent, mais j’en doute.»

Notons qu’un réseau de fibres optiques est actuellement déployé par la firme IHR Télécom dans la MRC de Brome-Missisquoi. Le nouveau service filaire doit alimenter les secteurs non desservis. Selon le calendrier de la MRC, le premier client branché à Lac-Brome pourrait survenir à l’automne 2021.

 

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