Le camelot de L’Itinéraire tient le coup

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Par Vincent Lambert
Le camelot de L’Itinéraire tient le coup
Le camelot de Sutton et de Granby, Bertrand Derome (au centre) continue de recevoir l'appui des gens même s'il ne peut plus distribuer L'Itinéraire. (Photo : Granby Express-archives)

COVID-19. Même s’il ne distribue et ne vend plus L’Itinéraire  dans la rue en raison de la pandémie, le célèbre camelot de la région, Bertrand Derome, se porte bien. Il continue de recevoir de l’aide financière par l’entremise de dons en ligne, ce qui lui permet de se nourrir grâce à des cartes-cadeaux d’épicerie.

«Présentement, je ne peux pas vendre L’Itinéraire parce qu’il n’y a pas personne, a confié le sympathique camelot de Sutton et Granby dans un entretien téléphonique.  C’est rendu beaucoup <@Ri>heavy<@$p> pour le virus. Les camelots ne vendent plus.»

Pour continuer d’apporter un soutien aux camelots, L’Itinéraire a développé un concept dans lequel les gens peuvent faire des dons en ligne qui sont par la suite utilisés pour remettre des cartes-cadeaux d’épicerie aux camelots désignés.

«Depuis le confinement [le magazine] est en version numérique, a expliqué au bout du fil la rédactrice en chef, Josée Panet-Raymond. Il est offert aux gens qui font des dons. Avec les donations qu’on recueille, on fait l’achat de cartes d’épicerie qu’on envoie à nos camelots. C’est à peu près une des seules façons qu’on peut les aider.»

Les intervenants du Groupe communautaire L’Itinéraire s’assure malgré tout de rester en contact tout le temps avec les camelots «pour voir comment ils vont et pour qu’ils puissent s’exprimer […] et voir comment ils s’en tirent pendant la pandémie».

Déjà, des âmes charitables ont fait preuve de générosité puisque Bertrand Derome a reçu des cartes-cadeaux. Même s’il ne peut plus rencontrer les passants, le camelot de Sutton et Granby s’occupe; il profite de la nature et de son tout nouveau chez lui.

«Je me suis trouvé un appartement à prix modique à Sutton, a affirmé celui qui a reçu l’aide de bons samaritains comme il les appelle. Ça fait trois ans et demi que j’attendais pour ça. C’est sûr [que ça me manque de vendre l’itinéraire]. J’ai un bicycle électrique, je peux aller me promener et regarder la nature. Je fais mon petit train-train.»

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