Le double défi de Cathy

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Par Eric Patenaude
Le double défi de Cathy
Cathy Hains souhaite remettre une somme de 800 $ à Leucan à la suite de son défi tête rasée. Un geste symbolique qu'elle pose en guise de soutien à un couple d'amis, dont la petite fille livre une bataille contre le cancer. (Photo : Journal Le Guide-Claude Hébert)

COMMUNAUTÉ. La Cowansvilloise Cathy Hains fera ses adieux à sa longue chevelure le 13 juin prochain dans le cadre de son défi tête rasée virtuel au profit de Leucan. Un challenge qu’elle se lance alors qu’elle-même lutte aussi contre la maladie. La sclérose en plaques.

Atteinte de sclérose en plaques (SP), Cathy Hains fait fi des tracas de sa maladie diagnostiquée en 2017. À quoi bon se morfondre quand on peut faire du bien autour de soi et à soi-même?

«C’est un geste qui va me coûter des cheveux, mais des cheveux, ça repousse», raconte avec candeur la jeune femme de 34 ans.

Interpellée par la cause du cancer chez les moins de 18 ans, Cathy Hains ressent l’appel de Leucan après avoir été éveillée par un couple d’amis, dont l’enfant mène un combat face au cancer. En relative bonne santé en dépit d’avoir à vivre avec une maladie sournoise qu’est la sclérose en plaques, elle met sa tête à prix.

«Quand tu n’es pas toi-même atteint par une maladie, tu ne te rends pas compte des problèmes et des complications que ça engendre.» «Quand je vois mes deux amis du travail qui se rendent régulièrement dans les hôpitaux avec leur petite fille et qui doivent s’absenter du travail (…).»

Devant cette réalité, Cathy Hains veut faire sa part pour aider ses familles et ses familles dans leur quête d’une vie meilleure et en bonne santé. Avec la complicité de sa sœur Jennifer, qui sera la coiffeuse d’honneur pour l’occasion, la trentenaire entend bien récolter la rondelette de 800 $. À ce jour, un montant de 560 $ a déjà été amassé.

«Cette année, je me lance ce défi parce que je veux donner la chance à ses jeunes enfants et à leur famille de réaliser certains rêves. C’est ma façon à moi de les soutenir durant les traitements. Je sais que mon aide va être bénéfique», explique Cathy Hains.

Apprendre la maladie

Alors qu’elle mord dans la vie, le verdict tombe. Le nom de Cathy Hains s’ajoute à la liste des personnes atteintes de SP. Pour l’agente correctionnelle au pénitencier de Cowansville, son petit monde autour d’elle s’effondre.

«Les premiers mois après le diagnostic ont été durs. J’ai dû apprendre à vivre avec une maladie que je ne connaissais pas vraiment. Mais ce qui me rassure, c’est que les traitements pour la sclérose en plaques sont beaucoup mieux qu’à une certaine époque.»

«Ma maladie est stable jusqu’à présent. D’un côté, je suis chanceuse dans ma malchance alors je me suis mis en tête de profiter de la vie avec mes amis et ma famille et de voyager tandis que je suis encore capable de le faire», laisse entendre Cathy Hains.

Contrainte de délaisser son travail au pénitencier fédéral en raison de sa situation médicale, la Cowansvilloise consacre présentement toutes ses énergies à un projet de réorientation de carrière.

«Pour l’instant, je suis une formation à distance au cégep (répartiteur en centre d’appels d’urgence). Je focuse sur ce cours-là et je verrai par la suite où ça va me mener.»

Du jour au lendemain, le destin de Cathy Hains change. Voilà qu’elle se voit forcer de penser à elle afin de préserver sa santé. Une nouvelle éthique de vie parsemée de hauts et de bas, avoue-t-elle.

«Mon moral est bon même si parfois il y a des journées plus difficiles que d’autres. En général, ça va bien. Je suis bien entourée.»

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