Cowansville: la relève frappe aux portes du Groupe St-Louis

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Par Claude Hebert
Cowansville: la relève frappe aux portes du Groupe St-Louis
Guy St-Louis, Antoine St-Louis, Jean-François Hotte et André St-Martin. (Photo : Le Guide – Claude Hébert)

TRANSPORT. L’industrie automobile a bien changé depuis le milieu des années 80. Le concessionnaire Guy St-Louis en est parfaitement conscient et a pris soin de bien préparer la relève.

À l’aube de ses 65 ans, le propriétaire a choisi de céder les rênes de son entreprise à une équipe de trois personnes composée de Jean-François Hotte, président et directeur général, André St-Martin, vice-président ventes et Antoine St-Louis, vice-président expérience client.

Le nouveau PDG de 43 ans détient un diplôme d’études collégiales en techniques policières et un certificat de la North American Dealers Association (NADA). Il s’est joint au Groupe St-Louis en 2006 et a agi comme directeur des ventes chez Mazda Cowansville avant d’accéder aux plus hautes fonctions.

Le VP ventes est âgé de 42 ans et travaille pour le Groupe St-Louis depuis 2008. Celui-ci a fait des études pour devenir technicien arpenteur-géomètre, mais a finalement réorienté sa carrière vers la vente de meubles, puis d’automobiles.

Le plus jeune des trois artisans de la relève a 26 ans et a commencé à travailler à temps plein pour l’entreprise familiale en 2015. Le VP expérience client a notamment étudié à l’École d’entrepreneurship de Beauce et complète actuellement une formation à distance de 30 mois en Management Automobile au Georgian College, en Ontario.

«Le certificat NADA permet aux gens de l’industrie d’acquérir de bonnes bases au niveau de la vente, du service, des pièces et de la comptabilité. Il s’agit maintenant d’un prérequis pour devenir membre d’une équipe de direction chez Toyota. Si notre PDG a déjà complété cette formation, les deux autres sont en voie de la terminer», signale le président fondateur.

Débuts en affaires

Guy St-Louis a décidé d’implanter la bannière Toyota à Cowansville en 1987 alors que les produits japonais commençaient à faire une percée sur le marché nord-américain

«La même année, un important concessionnaire de la région métropolitaine m’a dit qu’il devenait de plus en plus difficile de vivre avec une seule concession. Je ne l’ai pas vraiment cru à ce moment-là, mais cette affirmation m’est restée en tête et j’ai fini par réaliser que l’ajout de nouvelles concessions au sein d’un même groupe permettait des économies d’échelle intéressantes», indique le fondateur du Groupe St-Louis.

Au lieu d’attendre l’arrivée de nouvelles concessions concurrentes dans la région, M. St-Louis a décidé de prendre les devants avec l’implantation de la bannière Mazda en 2006, puis de la bannière Nissan en 2010.

Les produits de ces trois fabricants japonais accaparent aujourd’hui 10 %,4 % et 8,5 % des parts de marché au Canada.

«La présence de trois concessions assure la pérennité de l’entreprise et permet d’équilibrer le volume des ventes au fil des ans. Lorsqu’un modèle arrive à la fin de son cycle, après trois ou quatre ans, le modèle équivalent d’une autre bannière prend la place et ainsi de suite. C’est à ce moment-là qu’il est important d’avoir dans son jeu la bannière du nouveau modèle vedette », explique M. St-Louis.

Habitudes d’achat

Guy St-Louis a débuté en affaires avec quatre employés, un petit garage sur la rue Rivière et 200 ventes de véhicules neufs ou usagés par an. Trente-trois ans plus tard, son groupe dispose de trois immeubles, compte une centaine d’employés et vend 2000 automobiles neuves ou usagées bon an, mal an.

Le marché de la location a également beaucoup évolué au cours des dernières décennies.

«À mes débuts, le marché de la location était encore marginal, alors qu’il représente aujourd’hui entre 50 % et 60 % de mon volume d’affaires», précise le concessionnaire cowansvillois

Antoine St-Louis, vice-président expérience client au sein du Groupe St-Louis, ajoute que la clientèle a désormais tendance à opter pour du financement à long terme.

«Près de 90 % des acheteurs optent pour un terme de 84 mois (sept ans) alors que 80 % des clients signent un contrat de 60 mois (cinq ans) lors d’une location. Les bas taux d’intérêt et les subventions des fabricants contribuent à alimenter cette façon de faire», indique-t-il.

Les consommateurs sont de mieux en mieux informés sur les produits et prennent soin de bien se renseigner avant de se présenter chez un concessionnaire.

«De nos jours, les gens effectuent 90 % de leurs démarches liées à l’achat ou à la location d’une voiture sur Internet. Quand ils se présentent au garage, ils savent ce qu’ils viennent acheter», signale André St-Martin, vice-président ventes au sein du Groupe St-Louis.

Les ventes en ligne sont par ailleurs de plus en plus populaires et la pandémie de coronavirus a contribué à accélérer le phénomène, note Antoine St-Louis.

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