Le CAB de Cowansville et IGA Daigneault poursuivent leur entente pour les commandes téléphoniques

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Par Xavier Demers
Le CAB de Cowansville et IGA Daigneault poursuivent leur entente pour les commandes téléphoniques
Des bénévoles du CAB de Cowansville continueront à prendre les commandes téléphoniques faites par des clients du IGA Daigneault, une initiative qui avait été lancée au début de la pandémie. (Photo : Le Guide - Xavier Demers)

COMMUNAUTÉ. Forts du succès de leur expérience en temps de pandémie, le Centre d’action bénévole (CAB) de Cowansville et le IGA Daigneault ont décidé de poursuivre leur entente quant à la prise de commandes par téléphone. Dorénavant, le CAB sera rémunéré pour ses services à chaque commande que l’un de ses bénévoles aura prise.

«C’est innovateur. En signant cette entente, nous sortons des sentiers battus et nous ouvrons de nouvelles avenues», a déclaré la nouvelle directrice générale du CAB, Nathalia Guerrero Vélez.

C’est environ une dizaine de bénévoles à l’heure actuelle qui y sont attitrés pour plus d’une centaine de commandes par semaine, alors qu’une trentaine se sont impliqués au moment le plus occupé.

Au plus fort de la crise, le IGA Daigneault recevait entre 300 et 350 commandes téléphoniques par semaine, sans compter les commandes en ligne ou par courriel. L’équipe en place n’arrivait plus à répondre à la demande.

«J’ai pris le téléphone et j’ai appelé à l’aide, à différents organismes qu’on aide depuis plusieurs années, a relaté la propriétaire du IGA, Céline Daigneault. Je m’étais dit que j’allais mettre des lignes à l’eau et je vois s’il y a quelque chose à en tirer. Très rapidement, le Centre d’action bénévole s’est mis en marche et nous a dit qu’ils étaient prêts à prendre le relais pour les prises de commande téléphonique.»

«En raison du confinement, beaucoup de nos bénévoles ont dû rester chez eux, a expliqué de son côté Mme Guerrero Vélez. Ça a été très difficile pour nous en temps de pandémie de gérer ça. Ils voulaient aider, contribuer à la communauté dans des temps si difficiles. Le fait de pouvoir prendre des commandes téléphoniques à la maison, ça leur permettait d’aider à partir de chez eux, dans la sécurité et le confort de la maison.»

Alors que la crise s’est tranquillement estompée, Mme Daigneault a commencé à réfléchir à la période post-pandémie.

«On s’est demandé si on engageait des gens, si on se montait une équipe pour faire les commandes téléphoniques, a indiqué la propriétaire de l’épicerie. Un moment donné, j’ai parlé à Nathalia et je lui ai demandé si c’était possible de faire une entente avec le Centre d’action bénévole.»

«On sait que cette entente va nous permettre de rejoindre les aînés si une deuxième vague se reproduit», a ajouté Mme Guerrero Vélez.

Contact humain

L’appui des bénévoles du CAB ne se limite pas qu’à prendre les commandes téléphoniques. Les conversations avec les clients s’étirent souvent beaucoup plus longtemps que pour simplement prendre la commande et s’avèrent parfois le seul contact qu’une personne peut avoir.

«Une commande peut prendre dix minutes, mais la conversation par après, c’est un petit 20 minutes! a raconté l’une des bénévoles, Nicole Journault. En premier, ils sont gênés, mais ils sont contents. Ça commence bien la journée pour ces gens-là.

Les enseignants ont également formé un bon contingent des bénévoles du CAB, environ le tiers de tous ceux qui ont mis la main à pâte.»

«Ce n’est pas quelque chose de pénible, c’est quelque chose qu’on aime faire, a affirmé Michel Milot, un autre bénévole. Les gens, finalement, oui, on finit par les connaître. On a de petites histoires qu’on se raconte, il y a des moments cocasses.»

«Quand ils nous ont mis en arrêt de travail, il y avait mon mari, mes trois adolescentes et moi à la maison à ne rien faire, a indiqué l’enseignante de 3e et 4e années à l’école Curé-A.-Petit, Michelle Seward. Au début, quand ça a commencé, ça me stressait. Je connais beaucoup de monde, mais pas vraiment les personnes âgées. J’ai parlé à des grands-parents d’élèves, des parents de gens que je connaissais et effectivement, parler avec des gens, ça fait tellement du bien.»

L’entente est un projet-pilote, qui sera réévalué après trois mois.

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