La Bêlerie: un abattoir verra le jour à Cowansville

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Par Xavier Demers
La Bêlerie: un abattoir verra le jour à Cowansville
L’équipe de La Bêlerie dans le centre de distribution et de transformation qui a ouvert ses portes il y a quelques mois sur le chemin Brosseau, du côté ouest de la route 139, à Cowansville. (Photo : Le Guide - Xavier Demers)

AGROALIMENTAIRE. La ferme ovine La Bêlerie poursuit sa progression. Après avoir ouvert son centre de distribution et de transformation plus tôt cette année, l’entreprise a reçu les autorisations requises pour construire un abattoir à Cowansville. Il s’agit d’un investissement d’environ 7 M$, qui créera à terme entre 60 et 80 emplois.

«Ça a déboulé pas mal dans les dernières semaines! a déclaré la copropriétaire de La Bêlerie, Myriam Langlois. On a travaillé sur deux projets l’année dernière, il y en a un qui a malheureusement avorté, on voulait en acheter un provincial déjà fonctionnel, et on avait déjà ce projet-là qui était en cours qui était intéressant de notre côté surtout à cause de notre location.»

L’abattoir sera situé sur le chemin Brosseau, de l’autre côté de la route 139 du centre de distribution et de transformation de l’entreprise. Le terrain sélectionné a été choisi spécifiquement afin qu’il soit isolé, non visible de la route 139 et loin de résidences. Une étude du vent a été réalisée pour s’assurer qu’il n’y ait aucun impact pour les résidents

«On n’avait plus le choix : il fallait soit en acquérir un ou en construire un, étant donné la croissance et les besoins qu’on avait, a affirmé Mme Langlois. C’était rendu plus que nécessaire de notre côté. La construction devrait commencer à l’automne. Une fois fonctionnel, on va avoir quelque part entre 60 et 80 employés à temps plein.»

L’abattoir servira aux activités de la ferme ovine de La Bêlerie, mais également à des partenaires de l’entreprise.

«Ce qu’on projette de faire, c’est de l’ovin, du mouton, et on va venir combler avec du bovin, a expliqué Mme Langlois. On est déjà en discussion avec un gros partenaire qui prendrait des journées d’abattage pour combler les plages desquelles on n’a pas besoin.»

«De notre côté, ça va nous permettre de croître et prendre de la place dans le marché sans être nécessairement dépendants des autres avec qui on travaillait, a-t-elle ajouté. On est rendus dans deux abattoirs actuellement. Ça fait beaucoup de logistique. Nous, de notre côté, on était déjà rendus à un besoin tellement gros que ça nous prenait quelque chose d’envergure en partant. C’est un gros projet, un gros investissement en partant. On se met le cœur sur la table pour pouvoir le réaliser.»

Myriam Langlois note également que l’abattoir sera certifié par le fédéral, un grand avantage pour l’entreprise.

«On pouvait aussi la commencer avec une certification fédérale au lieu de provinciale, pour nous, c’est un gros avantage. Ça nous ouvre plus de portes sur le marché avec de grands joueurs. Actuellement, on travaille avec de grandes chaînes, notre compagnie a une grosse croissance dans la dernière année et demie. Plus les chaînes sont grosses, eux, leurs entrepôts sont fédéraux, donc pour entrer directement, il faut être fédéral aussi.»

Pandémie

Durant la pandémie, la copropriétaire de La Bêlerie, Myriam Langlois, a ressenti l’importance grandissante que les consommateurs accordent à l’achat local. Durant le confinement, l’entreprise recevait jusqu’à 150 commandes en ligne par semaine.

«C’est parti dans le bon sens, a affirmé Mme Langlois. Je sais qu’il y en a beaucoup qui ont vécu des moments difficiles et que les répercussions n’ont pas été nécessairement positives, mais nous, de notre côté, ça l’a été. On peut juste remercier les gens de nous avoir fait confiance.»

Pas trop d’opposition

Myriam Langlois l’admet elle-même : un abattoir peut causer beaucoup d’opposition au sein de la population.

«Ce projet-là, on était un peu nerveux. C’est un gros abattoir, il peut y avoir beaucoup d’opposition à ça. À date, on a eu que du positif. Je pense que les gens comprennent l’importance d’avoir un abattoir. Malheureusement, c’est un mal nécessaire. On ne peut pas faire autrement, il faut que ça passe par là.»

Pour ce qui est du dossier d’appellation contrôlée pour l’agneau brassicole, la phase 1 est entamée et les documents ont été déposés auprès des instances gouvernementales. Cependant, le projet a été temporairement mis sur la glace en raison de la pandémie de la COVID-19.

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