Cowansville s’engage à planter 25 arbres par année pour compenser l’émission de GES

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Par Xavier Demers
Cowansville s’engage à planter 25 arbres par année pour compenser l’émission de GES
La directrice d’Essor Environnement, Geneviève Mongeau, et la mairesse de Cowansville, Sylvie Beauregard, lors de la conférence de presse annonçant la plantation de 25 arbres par année pour contrer les GES émis par les camions de collecte de matières organiques. (Photo : Le Guide - Xavier Demers)

ENVIRONNEMENT. La Ville de Cowansville a annoncé qu’elle plantera 25 arbres par année afin de compenser les tonnes de gaz à effet serre (GES) émises par les camions qui font la collecte des matières organiques sur son territoire.

La Ville a fait affaire avec la firme cowansvilloise Essor Environnement afin de déterminer le nombre d’arbres qu’elle doit planter. La Ville et Essor Environnement ont estimé à 17 543 km la distance parcourue par les camions de la Ville pour la collecte des matières organiques.

«Quand on pense à une action pour l’environnement ou la planète, des fois, ce n’est pas optimal le résultat qu’on a, a expliqué la mairesse de Cowansville, Sylvie Beauregard, lors d’une conférence de presse à l’endroit où sont plantés les premiers arbres, soit à l’intersection de la route 139 et de la rue de la Rivière. C’est un peu ce qui est arrivé avec la collecte des matières organiques. On veut retourner à l’environnement ces matières-là, on fait du compost, c’est une belle action, mais pour récupérer ces matières-là, ça prend des camions à essence. Ce qu’on voulait, à la Municipalité, c’est de voir comment on pouvait rendre ça 100 % environnement.»

La Ville a dû obtenir l’autorisation du propriétaire du terrain sélectionné, le ministère des Transports du Québec (MTQ), pour pouvoir y planter des arbres.

«On se retrouve à une entrée de la ville, qui n’est pas la plus accueillante, la plus esthétique, a fait remarquer Mme Beauregard. On s’est demandé pourquoi ne pas utiliser ce terrain-là.»

Le terrain est particulier en raison de la circulation sur deux artères importantes, la route 139 et la route 104.

«Il faut considérer que le site ici va être sujet aux grands vents, mais également, aux sels de déglaçage qui, en période hivernale, a un impact très important sur les arbres, a décrit la directrice d’Essor Environnement, Geneviève Mongeau. Donc, on n’a pas énormément de choix d’espèces qui vont y résister.»

Essences d’arbres

Cinq essences d’arbres sont plantées, soit le cerisier tardif, le chêne rouge, le noyer noir, le peuplier deltoïde et le caryer ovale.

«Les essences d’arbres vont pousser dans différents milieux comme les milieux humides, les milieux terrestres, a indiqué Geneviève Mongeau. Il faut prendre en considération la topographie du sol pour évaluer à peu près la quantité d’eau qui peut s’y retrouver. Ici, on est dans un site qui est plutôt convexe, donc, il y aura moins d’accumulation d’eau. Il y a le type de sol à regarder aussi, dans la région ici, on se retrouve dans un loam sableux, loam graveleux, c’est donc très important pour que les essences puissent croître. Une essence qui va pousser dans le sable ne poussera pas dans l’argile, parce que la rétention d’eau n’est pas la même dans le sol.»

Le nombre d’arbres à planter annuellement a été déterminé selon leur capacité d’accumuler du carbone sur un horizon de 70 ans.

«Dès la croissance d’un arbre, il capture du carbone, a expliqué Mme Mongeau. La capture du carbone va être différente au travers des âges. Plus les arbres sont jeunes, plus ils capturent du carbone de manière rapide. Plus ils viennent à maturité, tout dépendamment des espèces, mais plus on se dirige vers 70 ans, moins la capture va être importante.»

La directrice d’Essor Environnement indique également qu’il est important de surveiller la croissance des arbres après une plantation afin de s’assurer qu’ils puissent bien capter le carbone.

«Ça a été extrêmement critiqué dans le sud du Québec pour les plantations, c’est beau de planter, mais il faut s’assurer que les arbres aient un diamètre à hauteur de personnes (DHP), une croissance et un état adéquat pour pouvoir maintenir les arbres, a-t-elle signifié. C’est une question de surveillance, surtout dans les premières semaines suivant la plantation, mais par la suite de manière bisannuelle, jusqu’à ce que l’arbre soit totalement viable.»

Cette annonce fait partie d’une liste de mesures que la Ville de Cowansville présentera, une fois par mois, pour un an. Elle fait suite à celle du mois dernier, lorsque des crayons écologiques ont été remis à chacun des élèves du primaire des écoles de Cowansville.

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