La rivière aux Brochets bat un record d’étiage

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Par Claude Hebert
La rivière aux Brochets bat un record d’étiage
Le lit de la rivière aux Brochets est très apparent à Bedford, le niveau d'eau ne laissant désormais que très peu de place pour les poissons. (Photo : (Photo: gracieuseté))

ENVIRONNEMENT.  Après avoir atteint un niveau historiquement bas à l’automne dernier, la rivière aux Brochets, qui s’écoule de Frelighsburg au lac Champlain en passant notamment par Bedford et Notre-Dame-de-Stanbridge, vient de battre un nouveau record d’étiage.

Mardi dernier, le débit de la rivière aux Brochets à la hauteur de Notre-Dame-de-Stanbridge était de 0,037 m3/seconde. Le précédent record de bas débit, à pareille date, était de 0,180 m3/seconde.

Anthoni Barbe, responsable des communications à l’Organisme de bassin versant de la baie Missisquoi (OBVBM), attribue ce phénomène à une accumulation de facteurs: un automne 2020 particulièrement sec, un hiver peu neigeux, une sécheresse hâtive à l’été 2021 et une température moyenne recors en juillet.

Ce dernier s’attend à ce que les périodes d’étiage soient plus longues et plus sévères (avec un niveau d’eau plus bas) dans le sud du Québec avec l’accélération des changements climatiques.

« Ces conditions favorisent la concentration de polluants dans l’eau et la détérioration de cette précieuse ressource D’ailleurs, l’embouchure de la rivière aux Brochets a vu plusieurs importantes éclosions de cyanobactéries dans les dernières semaines », précise-t-il.

Une baisse d’accessibilité à l’eau potable, ajoute-t-il, constituera un casse-tête de plus en plus important pour les municipalités et les entreprises agricoles.

AUTRES CONSÉQUENCES

Anthoni Barbe signale que le niveau des eaux de surface est aussi susceptible d’influer sur le niveau d’eau des nappes phréatiques.

« Une baisse du niveau d’eau de surface concorde généralement avec une baisse du niveau de l’eau souterraine. Une situation d’autant plus préoccupante que les nappes phréatiques constituent la source d’eau potable de milliers de personnes dans la région », indique-t-il.

L’OBVBM profite de l’occasion pour inviter les citoyens à privilégier une bonne gestion de l’eau.

« Il est notamment possible d’installer des barils récupérateurs d’eau de pluie ou d’aménager un jardin de pluie pour favoriser l’infiltration de l’eau dans le sol », prend soin de rappeler M. Barbe.

L’Organisme demande par ailleurs aux citoyens de l’aviser par courriel (info@obvbm.org) ou via Facebook si leur puits manque d’eau.

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