Début des travaux d’aménagement du centre communautaire

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Par Xavier Demers
Début des travaux d’aménagement du centre communautaire
Le maire de Bromont, Louis Villeneuve (Photo : (Photo: Journal Le Guide - Xavier Demers))

COMMUNAUTÉ. Sans domicile depuis un bail, les organismes de Bromont pourront « d’ici la fin de l’automne » avoir accès à un lieu en plein cœur de la ville. Les travaux d’aménagement du centre communautaire, qui sera situé sur le boulevard de Bromont, ont commencé la semaine dernière.

Le projet d’un centre communautaire était dans les cartons depuis un certain temps. Après la démolition d’une école qui servait de centre communautaire au milieu des années 2000, bien des organismes se retrouvaient sans logis.

« Tout le monde s’est ramassé orphelin, rapporte le conseiller municipal du district Shefford et responsable du dossier des aînés au conseil de ville de Bromont, Jacques Lapensée. Les organismes, lorsqu’ils tiennent des réunions, ils font ça soit dans leur garage, soit dans leur sous-sol, soit dans un local ou au restaurant. Donc, c’était une priorité depuis. On retourne avec une offre pour l’ensemble de nos organismes et il va y avoir un coin réservé à nos aînés qui n’auront pas besoin de déménager leur matériel chaque fois qu’il y aura une activité. »

« Dès le début de notre mandat, on a parlé du centre communautaire, relate le maire de Bromont, Louis Villeneuve. Je me souviens qu’en campagne électorale, j’avais dit qu’on allait en avoir un. Bien que tous les membres du conseil municipal de la Ville de Bromont soient indépendants, tout le monde en parlait d’un centre communautaire. » Le centre communautaire sera situé dans l’ancienne boutique Wow Moms, où s’étaient temporairement relocalisés les policiers de Bromont avant qu’ils n’intègrent leurs nouveaux locaux du boulevard de l’Aéroport.

« Au moment où on se parle, on devrait déjà avoir un centre communautaire, concède M. Villeneuve. Ça fait longtemps en mausus qu’on l’a annoncé. On a eu des problèmes avec le poste de police, on avait des odeurs dont on ne trouvait pas la source, il y avait des choses qui n’étaient plus aux normes, il fallait que le poste de police sorte de là et aille quelque part. Ça a été la solution d’urgence d’amener le poste ici, mais, évidemment, ça a retardé l’ouverture du centre communautaire. »

Après les élections municipales de 2017, le conseil municipal actuel s’est penché sur les options potentielles en vue de la création d’un centre communautaire. L’idée de construire un nouveau bâtiment est devenue impensable, entre autres, pour des raisons budgétaires et logistiques, indique le maire.

« Un bon moment donné, mes confrères Jacques Lapensée et Michel Bilodeau m’ont interpellé pour me dire qu’ils avaient peut-être trouvé la place, relate-t-il. Encore une fois, le travail d’équipe qui existe au sein du conseil municipal a fait en sorte que, rapidement, on s’est mobilisés. »

LIEU MULTIGÉNÉRATIONNEL

La Ville de Bromont souhaite que le centre communautaire devienne un lieu de rencontres pour gens de tous âges et de tous horizons.

« On ne veut pas que ce soit seulement un centre pour accueillir nos aînés, parce que leurs activités se faisaient en majorité dans le sous-sol du Centre St-John qui, lui aussi, est en rénovation, rappelle Louis Villeneuve. On veut que ce soit un endroit multigénérationnel ici, que les Bromontois se retrouvent ici dans une multitude d’activités. »

« On espère que les jeunes, surtout nos ados qu’on a de la difficulté à rejoindre, puissent venir se rassembler ici après l’école, affirme de son côté Jacques Lapensée. La piste cyclable passe juste en arrière, on a un lien direct. »

Le centre communautaire sera sur un seul étage, ce qui le rendra accessible aux personnes à mobilité réduite.

Une section sera réservée à la FADOQ ainsi qu’au Club Au Féminin Estrie. Des bureaux administratifs y seront également situés.

Le centre comptera sur une salle de réunion multifonctionnelle, une salle de danse, une salle polyvalente et un espace bistro multigénérationnel.

« Le Centre Marguerite-Dubois va recommencer ses déjeuners, qu’il avait commencés au sous-sol de l’église, pour les personnes qui vivent seules », indique M. Lapensée.

La Ville n’est pas propriétaire des locaux. Elle loue l’espace et dispose d’un bail de cinq ans. Le coût total pour les travaux d’aménagement n’a pas été divulgué.

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