Achalandage dans les urgences de l’Estrie: la population doit faire partie de la solution

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Par Claude Hebert
Achalandage dans les urgences de l’Estrie: la population doit faire partie de la solution
Les services d’urgence des centres hospitaliers de l’Estrie sont particulièrement achalandés en cette période de l’année. (Photo : Granby Express – Archives)

SANTÉ. À l’aube de la saison hivernale, le CIUSSS de l’Estrie-CHUS note une recrudescence du nombre de consultations aux urgences pour diverses raisons (gastro, symptômes grippaux, blessures en raison d’une chute sur la glace). Les services d’urgence des centres hospitaliers de Granby et de Sherbrooke ont été particulièrement achalandés au cours de la dernière semaine.

La direction régionale de la santé rappelle aux usagers qu’ils ne doivent pas hésiter à appeler le 9-1-1 ou à se rendre à l’urgence lorsque leur condition médicale l’exige (AVC, accidents, problèmes cardiaques, etc.).

Selon Karine Duchaineau, directrice générale adjointe – programme de santé physique générale et spécialisée, il y a cependant d’autres options à considérer (ligne Info-santé, pharmacien, médecin de famille, clinique médicale sans rendez-vous) pour les problèmes de santé non urgents.

«Plusieurs personnes se présentent à l’urgence alors qu’elles pourraient choisir un autre service», notre la porte-parole du CIUSSS..

Dre Marie-Maud Couture, chef du département de médecine d’urgence, croit pour sa part que les citoyens peuvent aider à désencombrer les urgences. Elle croit même qu’il y va d’une responsabilité collective.

«Cette année, plus que jamais, nous demandons à la population de choisir le bon service, dispensé par le bon professionnel, au bon endroit», insiste-t-elle.

Pression sur le système

Mme Duchaineau reconnaît que la pandémie de coronavirus et la rareté de main-d’œuvre exercent une pression sur le système de santé et obligent parfois les administrateurs du réseau régional à prendre des décisions difficiles (une réduction des heures d’ouverture par exemple comme on l’a vécu à l’urgence de Coaticook) de manière à garantir la qualité des services et la sécurité des patients.

La DGA rappelle que le maintien de l’offre de services COVID requiert l’utilisation d’une partie des ressources humaines disponibles.

«Nous avons bon espoir que la vaccination des enfants de 5 à 11 ans aura un effet positif sur la situation épidémiologique et contribuera à réduire la pression sur le système», indique-t-elle.

Le CIUSSS de l’Estrie – CHUS n’envisage pas de réduction au niveau des services ou des heures d’ouverture dans les établissements de son territoire.

«De façon générale, il n’y a pas d’orientations pour moduler différemment notre offre de services», précise Mme Duchaineau.

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