À BMP: «Notre personnel en orthopédie est toujours prêt» – Paul Berger

À chaque hiver, de 400 à 600 amateurs de sports de glisse visitent l’urgence de l’hôpital BMP afin de soigner diverses blessures. Un phénomène en baisse, selon Paul Berger, directeur des programmes et services généraux et spécialisés au CSSS La Pommeraie.

 

Par Alain Bérubé et Stéphanie MacFarlane

 

Dans la nuit de samedi à dimanche dernier, onze cas – neuf pour le ski et deux pour la planche à neige – étaient reliés directement à la Nuit blanche de Ski Bromont.

 

«Lors de certaines Nuits blanches, on ne note qu’environ trois ou quatre cas de plus. Ça ne dépasse pas de beaucoup notre moyenne de 80 visites par jour à l’urgence. Les skieurs et planchistes sont plus prudents qu’auparavant», note M. Berger.

 

Selon lui, le port du casque de plus en plus répandu dans les stations de ski contribue à la baisse des incidents sur les pentes.

 

«Il y a également de beaux efforts de prévention de la part de Ski Bromont. Ça ne permet pas d’éviter toutes les blessures, mais c’est déjà un pas dans la bonne direction. Je ne crois pas qu’il faut éliminer ce genre d’activités, mais à condition que la sécurité soit toujours en avant-plan et que les jeunes soit bien éduqués à ce niveau», allègue M. Berger.

 

Ce dirigeant du CSSS La Pommeraie atteste cependant que l’équipe de l’urgence est toujours sur un pied d’alerte lors de ces nuits fort animées à Bromont.

 

«Nous ne prenons jamais de risques. Notre personnel en orthopédie est toujours prêt», dit-il.

 

Questionné au sujet d’un flot plus important de blessés lors des Nuits blanches, le PDG de Ski Bromont, Charles Désourdy, parle de la loi de la moyenne.

 

«Si les soirs de Nuits blanches, il y a 8000 ou 9000 personnes qui viennent, le risque est amplifié parce qu’il y a plus d’utilisateurs. S’il y a en moyenne 1,5 blessé par 1 000 visiteurs et qu’il y a 9000 visiteurs un soir, il va y avoir plus de blessés. Mais des blessés rares, c’est très rare», dit-il.

 

M. Désourdy ne cache pas que le nombre de blessés chez les jeunes de 15 à 20 ans est plus élevé que chez les 50 ans et plus. «C’est normal. On est plus prudent quand on a 50 ou 60 ans», avance l’homme.

 

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