Brigham : les propriétaires inondés souhaitent en général demeurer sur place

Malgré les dégâts causés par les nombreuses inondations au fil des ans, la majorité des Brighamois qui ont vécu ces épreuves ne souhaitent pas déménager. La municipalité promet, de son côté, effectuer des démarches auprès de Québec afin de dédommager les résidants qui ont été les plus touchés. 

 

Une dizaine de résidences, dans le rond-point situé à l’extrémité de la rue Decelles, ont été régulièrement endommagées par les fortes pluies. Le passage d’Irene, à la fin août 2011, a fait particulièrement mal.

 

La municipalité fera appel au programme du ministère de la Sécurité publique, qui consent des compensations maximales de 150 000 $. Elle demandera que les règles d’admissibilité soient assouplies, afin d’aider le plus de citoyens possible. «Ces gens-là ont le moral à bout. Ils subissent trois ou quatre inondations par année et souhaitent, pour plusieurs, être indemnisés et partir dès que possible», résume Steven Neil, maire de Brigham.

 

La municipalité basera en bonne partie ses prochaines actions, dans le dossier des inondations, sur un sondage mené auprès des citoyens affectés par ces épisodes d’eau. En tout, 89 propriétaires sur 131 ont répondu, pour un taux de participation de 68 %.

 

Selon cette consultation, 73 % des propriétaires de résidences principales des rues Decelles, Fortin et Choinière souhaitent demeurer sur place. Et de manière générale, 45 % des répondants veulent pouvoir immuniser leur résidence ou obtenir une allocation de départ. Aucun de ces résidants ne veut être relocalisé.

 

«Ces gens sont attachés à leur petit coin de paradis, malgré les inconvénients qu’entraînent les inondations. Ils sont en général très débrouillards», mentionne le maire Steven Neil.

 

Le sondage révèle également que 54 % des propriétaires seraient prêts à défrayer une contribution supplémentaire afin de diminuer l’impact des inondations. Plus de la moitié des propriétaires (57 %) fixent à 200 $ par année le montant qui serait ainsi prélevé.

 

Par ailleurs, la municipalité continuera à observer de près les actions menées afin de surveiller la rivière Yamaska, de concert avec le ministre de la Sécurité publique, les municipalités de Lac-Brome et Bromont ainsi que la MRC de Brome-Missisquoi.

 

«Des solutions durables et abordables doivent être trouvées quant à la gestion des eaux usées», estime Me Jean-François Grandmont, directeur général de la municipalité de Brigham.

 

Un texte plus complet sera disponible dans notre prochaine édition.

 

 

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