Bromont: un projet résidentiel critiqué pourrait être revu par les élus

Photo de Roxanne Langlois
Par Roxanne Langlois
Bromont: un projet résidentiel critiqué pourrait être revu par les élus
Le conseil municipal, qui a accordé les dérogations mineures nécessaires au projet le 15 janvier, devra fort probablement se pencher une nouvelle fois sur la question, le 5 mars. (Photo : (Photo: GranbyExpress-Roxanne Langlois))

MUNICIPAL. Le conseil municipal de Bromont devra fort probablement revoir, lors de sa réunion du 5 mars prochain, un projet résidentiel critiqué lors de sa dernière séance régulière par des propriétaires de la rue de l’Islet.

Le 15 janvier, plusieurs citoyens ont pris la parole lors de la période de questions, inquiets de l’initiative de l’un de leurs voisins. Le propriétaire du 121 a demandé des dérogations mineures à la Ville afin de procéder à la subdivision de son terrain, dans le but de pouvoir construire deux édifices distincts, dont les plans ont été présentés. Elles lui ont été accordées. Or, le style architectural contemporain des résidences prévues ainsi qu’un achalandage plus grand dans le rond-point sont notamment craints par ces résidents.

Pour pouvoir aller de l’avant avec ces deux nouvelles constructions, le demandeur devait toutefois obtenir l’aval du comité de démolition pour pouvoir détruire un bâtiment déjà existant sur son terrain, une permission qui lui a été accordée le 22 janvier en après-midi. «Le conseil municipal avait déjà voté en faveur de la construction des deux résidences qu’il va y avoir là, et comme la maison qui est présentement sur de l’Islet n’est pas à caractère patrimonial, il n’y avait pas de raison de refuser», explique le maire, Louis Villeneuve.

Le dossier n’est pas clos

Les citoyens en désaccord avec  ce verdict disposent de 30 jours, à partir de la prise de décision du comité, pour s’objecter. Cette démarche forcerait le conseil municipal à revoir l’initiative et à se prononcer de nouveau une fois les 30 jours épuisés. C’est le scénario qui risque fortement de se produire. «Je vous dirais qu’en principe, j’ai parlé aux citoyens après la rencontre et ils vont écrire à l’hôtel de ville. Le dossier devrait donc retomber sur la table du conseil pour la réunion de mars», précise M. Villeneuve. La décision prise à ce moment par les élus sera sans appel. Au moment de publier ces lignes, aucun citoyen ne s’était toutefois encore manifesté auprès du greffe.

Huit citoyens étaient présents lors de la réunion du comité de démolition, un chiffre qui étonne M. Villeneuve. «Pour être très franc, ce n’est que la deuxième fois que je vois ça. […]Je peux vous dire qu’à environ 95 % des rencontres du comité de démolition, il n’y a jamais un citoyen présent», précise-t-il.

Ce comité est constitué du maire lui-même, du directeur du Service de l’urbanisme, Marc Béland et de deux conseillers municipaux, Michel Bilodeau et Jacques Lapensée.

Partager cet article