Célébration du jour du Souvenir: une étudiante de Massey-Vanier raconte son voyage en Europe

Célébration du jour du Souvenir: une étudiante de Massey-Vanier raconte son voyage en Europe

Alix Gravel a passé deux semaines en France, en Grande-Bretagne et en Belgique, afin d'en apprendre un peu sur les soldats canadiens. qui ont servi durant la Première Guerre mondiale.

Crédit photo : Gracieuseté

SOUVENIR. L’étudiante de 4e secondaire à l’école secondaire Massey-Vanier, Alix Gravel, est venue raconter son voyage en Europe, durant lequel elle a suivi les traces des Canadiens lors de la 1re Guerre mondiale. Cette conférence est en lien avec les célébrations du jour du Souvenir à l’école secondaire de Cowansville.

La jeune passionnée d’histoire a été sélectionnée par la Fondation Vimy pour participer à ce voyage, à la suite d’un texte qu’elle a écrit dans lequel elle a relaté les effets du choc post-traumatique après une rencontre avec un vétéran de la Guerre d’ex-Yougoslavie.

«J’ai toujours eu un intérêt pour la guerre et l’histoire, mais c’est vraiment avec ce projet-là que je l’ai développé, a déclaré l’étudiante de 15 ans. En rencontrant François Lemieux, qui m’a vraiment touchée, j’ai remarqué que la guerre, c’est zéro comme ce que les professeurs nous enseignent.»

Elle et 15 autres étudiants ont reçu le Prix Vimy Beaverbrook, leur permettant de visiter des champs de bataille, divers cimetières et rencontrer des anciens combattants, des historiens et d’autres spécialistes sur le terrain

«La Fondation Vimy offre ça, [l’enseignante d’histoire], Johanne [Allard], a un contact avec cette fondation-là avec ses connaissances avec le souvenir et son implication, a expliqué Alix Gravel. Elle nous a abordés avec ça et j’ai décidé d’embarquer dans le projet.»

Parmi tout ce qu’elle a découvert, la Bromontoise retient particulièrement une histoire à propos des bunkers en Normandie.

Des élèves de Massey-Vanier arboraient le coquelicot lors des célébrations du jour du Souvenir. Photo: Gracieuseté

«Il y a des gens qui ont décidé de les saboter en les construisant, a-t-elle indiqué. Il y avait des civils allemands qui ont été forcés à faire ça et c’était contre leurs valeurs ce que leur propre pays faisait. Ça a vraiment aidé pour le débarquement de Normandie. C’est quelque chose qui m’a vraiment surprise parce que ce n’est pas quelque chose qu’on enseigne vraiment à l’école.»

D’ailleurs, elle note que son apprentissage et que sa façon d’imaginer comment s’est produit la 1re Guerre mondiale a changé depuis son voyage.

«Il y a beaucoup de détails qu’on n’aborde pas nécessairement à l’école, a-t-elle affirmé. La bataille de la crête de Vimy, on ne l’a pas gagné uniquement comme Canadiens, mais vraiment parce que les Britanniques se sont essayés plus d’une fois et ont ramassé du bagage, qu’ils ont pu transmettre au Canada. Il y a des facettes de la guerre, le côté plus humain, qu’on n’a pas dans les cahiers.»

La suite

Fascinée par l’histoire, Alix Gravel compte continuer de s’impliquer dans le jour du Souvenir et espère un jour travailler dans ce domaine.

«J’ai été abordé par le centre Juno, ils cherchent des Canadiens bilingues, a-t-elle relaté. J’ai l’intention d’aller, pour mes études, être guide touristique. L’histoire, c’est une option pour moi. Je ne sais pas de quelle manière, mais je veux m’impliquer dans le Souvenir.»

Durant son voyage, Alix Gravel a également tissé des liens avec la quinzaine d’autres étudiants de France, du Royaume-Uni et du Canada.

«On parle à tous les jours quasiment. C’est sûr que c’est difficile de se voir, puisqu’il y a en a en Écosse, en France et en Alberta, mais on a créé des liens.»

Célébration du Souvenir

L’école secondaire Massey-Vanier tenait le 7 novembre ses célébrations du jour du Souvenir, organisées par l’enseignante d’histoire, Johanne Allard, qui a elle-même participé à un voyage similaire à celui d’Alix Gravel.

«Elle a vécu des choses similaires à ce que j’ai moi-même vécu lors d’un voyage en 2010, a rapporté Mme Allard. Tout comme elle, moi aussi, avant de partir, j’ai eu un travail à faire sur un militaire, et moi, je l’ai fait sur Jean-Paul Beauvais. C’est une histoire très touchante. Lui, il avait fait le débarquement de Dieppe, en août 1942. Dès qu’il a débarqué sur la plage, il a été atteint d’une balle et a doucement agonisé. Il était accompagné de son frère, Armand, qui a pu assister au décès de son frère.»

Plusieurs activités étaient organisées lors de la journée, dont un hommage à la caporale Karine Blais, de Cowansville, décédée en Afghanistan, en 2009, et des militaires ont relaté leurs expériences.