Commun’école: une nouvelle alternative au décrochage scolaire

Par Josiane Noiseux
Commun’école: une nouvelle alternative au décrochage scolaire

Dans un local du CJE des Cantons-de-l’Est de Cowansville

Intimidation, problèmes d’apprentissage, manque d’assurance ou d’estime de soi. De nombreux facteurs entrainent le décrochage scolaire auprès des jeunes Québécois. Pour contrer ce malheureux fléau qui atteint l’avenir d’adolescents et de jeunes adultes, le Carrefour Jeunesse Emploi des Cantons-del’Est a mis en place le projet «Commun’école». Lancé le printemps dernier, le nouveau concept d’apprentissage innovateur et technologique fait déjà des heureux.

Assis derrière leur ordinateur, les jeunes interagissent en ligne et en temps réel avec un enseignant grâce à des caméras web. Les élèves posent leurs questions, effectuent leurs travaux pratiques et achèvent les divers modules scolaires à leur rythme.

«Les jeunes qui viennent ici veulent raccrocher. Commun’école permet de combiner raccrochage scolaire et technologie. L’approche pédagogique est nouvelle et totalement innovatrice. Tout se fait en tenant compte de leur réalité personnelle et académique. Les jeunes évoluent à leur rythme», explique le directeur général du Carrefour Jeunesse Emploi des Cantons-de-l’Est, Yves Lauzière.

Le personnel du CJE des Cantons-de-l’Est accueille actuellement une dizaine de jeunes dans un local de l’établissement de la rue du Sud, à Cowansville.

Dans ce projet de raccrochage scolaire, le CJE compte sur le soutien de l’Institut mondial d’apprentissage (IMA) de la Commission scolaire Eastern Townships (CSET). «La CSET est reconnu pour l’utilisation de nouvelles technologies en classe. Depuis dix ans, nos élèves ont des ordinateurs portables. Les résultats sont positifs et cette expertise est un peu la genèse du projet Commun’école. Nous voulions nous adapter à notre génération et rendre le système d’apprentissage pertinent, tant dans le contenu que dans l’approche», mentionne Chantal C. Beaulieu, directrice générale de la CSET.

Malgré les écrans d’ordinateur et les kilomètres qui séparent les élèves des professeurs, la proximité et l’échange semblent être grandement ressentis auprès des jeunes. «À l’école secondaire, je me présentais à mes cours pour faire plaisir à mes parents. J’ai vite décroché par manque de motivation, lors d’une période un peu dépressive de mon adolescence. J’ai un tempérament parfois timide. L’école des adultes me faisait peur», confie Magalie, âgé de 23 ans. «Je me suis rapidement intégré à Commun’école. Le groupe est petit. La prof est sympathique. J’ai terminé mon secondaire 4 en quelques mois. J’avance très rapidement. Maintenant, j’ai espoir de finir mes études», explique l’étudiante.

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